Actualité

Ce qui devrait changer pour le BTP

Mots clés : Décentralisation - Entreprise du BTP - Etat et collectivités locales

Les futurs maires devront s’accommoder de la baisse des dotations de l’Etat, assumer de nouvelles charges et mettre en œuvre l’acte iii de la décentralisation. Dans ce scénario inédit, le BTP tirera-t-il son épingle du jeu ?

«C’est la première fois, en trente ans, qu’il y a si peu de travaux un an avant les élections municipales. » Les plus optimistes pourraient lire dans l’implacable constat dressé par le président de BTP Banque (1) le signe que l’investissement des collectivités locales a désormais atteint son « ground zéro » et que la mandature issue du scrutin des 23 et 30 mars prochains pourrait être marquée par une reprise – même légère – des opérations de construction et d’aménagement dans de nombreuses villes et intercommunalités. Quelques confidences gouvernementales ont suffi à tuer dans l’œuf ce rêve de rebond. Tour à tour, Anne-Marie Escoffier et Marylise Lebranchu, les deux ministres en charge de la Décentralisation, viennent de laisser entendre que le coup de rabot donné aux dotations des collectivités en 2013 et 2014 se poursuivra jusqu’à la fin du quinquennat. La purge pourrait être encore plus douloureuse puisque l’enveloppe distribuée par l’Etat en 2015 serait réduite de 3 milliards d’euros (au lieu de 1,5 milliard déjà acté), une déflation supplémentaire étant même envisagée pour 2016 et 2017, avec un rabotage complémentaire de 3 milliards chaque année. C’est dans ce contexte anxiogène – tant pour les futurs maires que pour les entreprises vivant de la commande publique locale – que s’achève une bien morne campagne électorale. Une campagne où les thèmes portés par les professionnels de l’acte de bâtir ont visiblement eu du mal à émerger. Le débat public s’est, en effet, plus souvent cristallisé autour des questions sociétales (sécurité, rythmes scolaires, politique familiale, action sociale…) que sur les sujets défendus par la filière de la construction. Pourtant, à l’heure où les territoires se cherchent de nouvelles frontières, redistribuent les compétences, repensent leurs modes d’organisation, les enjeux semblent plus importants que jamais pour ceux qui portent le développement local. Quelle place pour l’espace rural dans une France qui s’urbanise à marche forcée ? Quelles infrastructures de transport pour relier des villes, rapprocher les centres urbains de la périphérie, accéder aux espaces dédiés à l’activité économique ? Quelle dynamique pour le logement, les équipements publics, le cadre de vie ? Quelle gouvernance pour des collectivités appelées à mutualiser les moyens humains et financiers ? Autant de questions que la rédaction régionale du « Moniteur » a voulu mettre en lumière au moment où une nouvelle carte de France est sur le point de sortir du révélateur des urnes.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ

(1) Claude Lavisse s’exprimait récemment devant la rédaction du « Moniteur ».

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X