Technique et chantier

Caterpillar revient dans le matériel routier avec de nouveaux finisseurs

Mots clés : Chaussée - Industriels du BTP - Réseau routier

Route. Discret ces dernières années dans le domaine des matériels routiers, Caterpillar revient sur le devant de la scène des enrobés avec quatre nouveaux modèles de finisseurs.

Six ans auparavant, Caterpillar affichait de hautes ambitions dans le domaine des matériels routiers et les affichait lors de tous ses événements médiatiques. Depuis la crise de 2009 et de gros investissements dans le domaine des matériels miniers, le numéro un mondial des engins de chantier s’était fait beaucoup plus discret. La fermeture de l’usine française de Rantigny, dans l’Oise, dédiée au compactage, ajoutait un doute quant à la volonté du généraliste à poursuivre dans ce domaine de spécialiste. Les nouveaux finisseurs de série F, dont le premier exemplaire est arrivé en France au mois de juillet 2015, vient rappeler que Caterpillar n’a pas jeté l’éponge sur l’enrobé. La série compte quatre modèles − deux sur chenilles, deux sur pneus − et témoigne d’un gros travail de bureau d’études, tant elle diffère de la précédente. Désormais conçus et fabriqués aux États-Unis (et non plus en Italie), ces finisseurs ont eu le bon goût de garder les atouts de la version précédente. Tout d’abord, un système d’aspiration des vapeurs d’enrobé considéré comme le plus performant du marché. Intégrée, donc silencieuse, la turbine aspire au-dessus du convoyeur et renvoie les vapeurs dans le pot d’échappement. Autre succès confirmé : un train de chenilles à galets suspendus absorbe les irrégularités du terrain. Ici, Caterpillar introduit une amélioration : des chenilles en caoutchouc larges et entièrement lisses. « Elles augmentent spectaculairement la traction et ne marquent pas le sol », explique Francisco Romero, responsable territorial pour ces machines chez Caterpillar. Au rayon des nouveautés, une génératrice électrique plus puissante, de 70 kW, qui réduit le temps de préchauffage : « seulement quinze minutes pour une table de 5 m », affirme le constructeur. Les six pompes hydrauliques sont toutes à débit variable et contrôlées électroniquement. Elles tombent à une cylindrée zéro quand elles ne sont pas sollicitées pour éviter de consommer inutilement de l’énergie. Le moteur a changé pour un modèle aux normes Étape 4. Les consoles de commande ont été redessinées, avec comme cahier des charges une bonne ergonomie et une sérieuse robustesse car toutes les consoles restent à demeure, même celles de la table. En tout, la machine en compte quatre : deux en cabine (une à droite, une au gauche) et deux sur la table. Chacune de ces interfaces peut centraliser toutes les commandes de l’engin. « En France, c’est l’opérateur de cabine qui est le chef d’orchestre. Mais, aux États-Unis, c’est celui qui est sur la table. Voilà pourquoi nous avons donné la même importance aux deux postes de conduite », explique Francisco Romero. À signaler que les deux consoles de table sont inamovibles, mais parfaitement étanches puisque conformes à la norme IP67, et protégées par un couvercle verrouillable pendant la nuit.

Résistances segmentées

La table de pose est indéniablement la grande nouveauté de cette série F. « Nous sommes repartis d’une feuille blanche. Absolument tout a été redessiné. » La ligne de base est une plaque métallique de 5 m d’un seul tenant capable de se courber entre − 2 % et + 5 % sans charnière centrale, ce qui évite de laisser une marque sur l’enrobé. Proposée aujourd’hui en version SE50VT, elle sera bientôt disponible dans sa version SE50VT XW, avec davantage de poids pour un fort pouvoir de compactage. Ce modèle alourdi sera préconisé pour la mise en œuvre d’enrobés tièdes. Devant cette plaque, un tamper sur lequel s’appuie un racleur en acier élastique, pièce d’usure qui protège les autres et se change facilement. Les résistances chauffantes ont été segmentées en quatre sous-unités − une dans chaque rallonge télescopique, deux dans la table fixe −, chacune d’elles étant rapidement accessible sur chantier où elles peuvent être changées si besoin est. Cette facilité est également celle qui prévaut pour la fixation des rallonges. « C’était notre point faible sur la version précédente », admet Francisco Romero qui affirme que ce défaut est résolu. Côté pratique, les vis de répartition se relèvent toutes seules en position transport, et la hauteur de la barre de poussée est réglable pour s’adapter au véhicule passif : un camion européen, un camion américain ou un alimentateur. Détail parmi d’autres enrichissant cette série F : un bouton permet d’adapter automatiquement la vitesse de vibration de la table selon la vitesse d’avancement. Voegele, Bomag, Dynapac et Volvo sont prévenus : ils doivent encore compter Caterpillar parmi leurs concurrents sérieux.

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