Enjeux

Cassous préfère jouer à domicile

Mots clés : Enfance et famille - Entreprise du BTP

Le groupe familial de BTP, créé en Gironde en 1959, innove dans le Grand Sud-Ouest.

« Chez Cassous, on a su mettre en place une organisation donnant la possibilité aux salariés de laisser libre cours à leur créativité », affirme Christian Surget, président de la fédération régionale des travaux publics (FRTP) de l’ex-région Aquitaine. Une façon pour lui de rendre hommage à Henri Cas-sous, président du conseil de surveillance du groupe et son prédécesseur à la tête de la FRTP entre 1996 et 2001. Autodidacte, le Béarnais a créé à 25 ans sa première société dans les TP en 1959 à Mérignac (Gironde). Et, en effet, il a le sens du partage. Les cadres détiennent 30 % du capital. La plupart des gérants et présidents de la trentaine de sociétés ont gravi les échelons en interne. Ils peuvent s’appuyer sur la société holding qui fournit assise financière et expertise dans les métiers support (informatique, administratif… ). « 80 % de nos sociétés sont des créations d’activités nouvelles. Elles partent d’une idée, d’un homme », rappelle Henri Cassous. La création cette année du « Club des tuteurs » témoigne aussi de l’esprit d’émulation du fondateur. Il est porté par Philippe Durand, DG, Xavier Marchesnay, directeur administratif et financier, sa fille Valérie, vice-présidente du conseil de surveillance, et Xavier Bouckaert, président du directoire depuis dix ans. L’expert-comptable a débuté en 1994 comme contrôleur de gestion.

Avec 200 millions d’euros de chiffre d’affaires et 1 200 salariés, Cassous fait partie du Top 20 du BTP en France.

« Le groupe familial, patrimonial et régional », comme on aime le répéter chez Cassous, fait partie du Top 20 des entreprises du BTP en France, avec un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros et un effectif de 1 200 salariés. Le tout organisé autour de trois pôles : TP (40 %), bâtiment (35 %), autres activités (25 %), dont l’immobilier. Avec la dernière crise, la part relative des TP a baissé. Mais la première née, la société Temsol, spécialisée dans les fondations et sondages, reste l’un des fleurons du groupe. Autre exemple d’adaptation, la montée en puissance du marché privé, qui pèse 70 %. Cassous a créé en 2012 Atlantic Gascogne Constructions, un contractant général qui propose aux entreprises de construire leur bâtiment d’activités. Tout cela en se renforçant en Aquitaine, son territoire d’origine, car Cassous préfère rester en ter-rain connu. Dans les années 1980, il a tenté l’Afrique et l’outre-mer français avec Temsol International. Il en est vite revenu même si les vitraux de la basilique de Yamoussoukro (Côte d’Ivoire), « 10 000 m à faire réaliser en quatorze mois, à acheminer depuis la France et à poser » en 1985, sont une de ses références.

L’ETI a trouvé ses leviers de croissance en se diversifiant et en innovant. Le projet de logiciel Eco2D2, mené avec le cluster Construction ressources environnement aménagement habitat durable (Creahd), porté par sa filiale Bordeaux Démolition Service (BDS), permettra de proposer au maître d’ouvrage des scénarios de déconstruction optimisés sur les critères environnementaux, de temps de chantier et de coûts. L’étude a démarré début 2016, elle devrait s’achever fin 2019.

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