Annuel immobilier

Carte d’identité numérique Le big data s’embarque dans l’immobilier

Mots clés : Etat civil - Gestion et opérations immobilières

Les cartes d’identité numériques des bâtiments se proposent d’aider les grands propriétaires à affiner leur stratégie patrimoniale.

L’immobilier fait sa révolution digitale. La société d’évaluation et de certification Bureau Veritas a lancé une carte d’identité numérique destinée aux bâtiments tertiaires. Nommée Building in One, l’offre numérise les informations juridiques, techniques, commerciales ou encore environnementales d’un bâtiment, et les certifie. Les données sont ensuite stockées en ligne et suivent le bâtiment, même lorsqu’il change de main, « grâce à la création d’un code d’identité pour chaque immeuble géré », explique Marie-Caroline Dalmar, en charge de l’innovation et des nouveaux services de Bureau Veritas. Avec le développement de ce produit, l’information n’appartiendra plus au propriétaire de l’immeuble, mais bien à l’édifice.

L’offre, commercialisée 500 euros par mois et par utilisateur, concurrence Mainta iSolution, le logiciel de maintenance proposé par l’Apave, spécialiste de la maîtrise des risques. « Nous sentons un regain d’intérêt pour ce type de produit, car le contexte législatif génère énormément de données », assure Laurent Perazio, responsable axe développement du groupe. Le coût du service de l’Apave « dépend des besoins du client, mais le ticket d’entrée de la dématérialisation des documents et de la création d’une station d’archivage se fixe à 10 000 euros », estime Laurent Perazio.

Points de marge supplémentaires. C’est bien connu, les grands propriétaires connaissent mal leur patrimoine. Avec une meilleure visibilité, ils peuvent améliorer la gestion de leurs actifs. « Un immeuble représente 15 m linéaires d’archives papier, évalue Roger-Marc Gaudiot, directeur général adjoint chez Nexity Property Management lors de la conférence de présentation de Building in one. Lorsqu’un client souhaite vendre un bien, il nous demande une multitude d’informations. Nous les lui fournissons après quatre à cinq jours d’investigations. En réduisant le temps de recherches, notre marge pourrait bondir de deux à trois points. » Mieux renseignés, les propriétaires pourraient aussi tirer un meilleur prix de vente. « Pour concéder le moins de contreparties possible lors de transactions, il faut donner à l’acheteur des informations certifiées », rappelle Pierre Popesco, avocat partner chez Herbert Smith Freehills.

Très prochainement, les outils proposés iront plus loin que le simple stockage de paramètres. « En recoupant les données d’une galerie commerciale avec des informations démographiques, nous pourrons conseiller une foncière sur la stratégie à adopter », glisse Marie-Caroline Dalmar. En outre, les données numériques pourront améliorer la gestion du bâtiment. « L’enjeu consiste à être capable d’absorber la maquette numérique. Au cours du 1er semestre 2016, nous proposerons un service de lecture des points IFC (format de fichier permettant d’échanger des données, NDLR) à nos clients, indique Laurent Perazio. Car, dans une quinzaine d’années, la gestion de patrimoine sera réellement différente de celle que nous connaissons aujourd’hui. »

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10 000 à 20 000 euros, le ticket d’entrée de la dématérialisation des documents et de la création d’une station d’archivage par l’Apave.

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