Régions

CADRE URBAIN Vers une métropole verte

Mots clés : Aménagement paysager - Collectivités locales - Espace naturel - Espace vert

Objectif 2015 : dix mille hectares d’espaces verts, soit cinq fois plus qu’aujourd’hui.

La métropole lilloise n’offre que 15 m2 d’espaces verts par personne : un mauvais score par rapport à Bruxelles (26 m2), Amsterdam (60 m2) et La Haye (80 m2). Aujourd’hui les habitants ont accès à 2 000 hectares (dont les 600 hectares du bois de Phalempin et les 350 hectares du parc de la Deûle). Mais l’objectif de Pierre Mauroy pour 2015 est que le public ait accès à 10 000 ha, cinq fois plus. Pierre Dhénin, directeur de l’« espace naturel métropolitain », un syndicat mixte qui réunit les 1 200 hectares d’espaces verts éparpillés auparavant entre sept syndicats mixtes, a piloté la création du parc de la Deûle, le grand projet qui illustre le pragmatisme de la démarche lilloise. Sur dix ans, quelque 17 millions d’euros ont été investis pour valoriser et relier des enclaves isolées et disparates (marais, friches industrielles, peupleraies, saulaies), le long du canal à grand gabarit. L’activité agricole a été mise en scène à Wavrin, le dépôt de boues de Santes est devenu un parc d’interprétation de la faune et de la flore et « Mosaïc », un ensemble de sept jardins thématiques, ouvrira en mai à Houplin-Ancoisne.

Le parc de la Deûle, qui doit encore s’agrandir pour atteindre 600 hectares, devrait faire l’objet d’un nouveau concours à l’horizon 2005-2006. Mais d’ores et déjà, il a servi de laboratoire.

« Compte tenu de nos ambitions en termes de surfaces, le zoning d’hier n’est pas possible. Nous travaillons d’abord sur un maillage vert , souligne Pierre Dhénin. Nous cherchons ainsi des accords avec les agriculteurs de la plaine des Périseaux (dans le secteur de Faches-Thumenil et Wattignies).» L’idée serait de remettre en état des chemins vicinaux tout en acquérant une emprise assez large pour créer des corridors biologiques. Le public pourrait se promener au milieu de 260 hectares de plaines agricoles, avec un « coût » foncier de quelques hectares seulement pour la collectivité. Cette mise en scène des activités agricoles testée sur le parc de la Deûle est envisagée aussi sur l’Arc Nord (Bondues-Marcq).

La communauté urbaine cherche aussi à harmoniser sa stratégie avec celle d’autres acteurs publics pour obtenir un effet « boule de neige ». L’ENM ( Espace naturel métropolitain) va ainsi intervenir en concertation avec le département du Nord sur les marais de Péronne-Templeuve-Fretin.

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