Métier

Ça Balas pas mal à Saint-Ouen…

Mots clés : Enfance et famille

Depuis sa création en 1804, ce groupe familial n’a cessé de se développer en élargissant ses domaines d’intervention et en rachetant des entreprises.

«L’origine de l’entreprise Balas, à l’époque la maison Ozenne, s’est construite autour des métiers de ferblantier et de couvreur », précise Jean Balas, l’actuel dirigeant et quatrième du nom. Si aujourd’hui le groupe Balas réalise 135 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 850 collaborateurs – parmi lesquels de meilleurs ouvriers de France et un meilleur apprenti de France -, son histoire s’est construite pas à pas dès le XIXe siècle, notamment grâce aux grands travaux portant sur l’hygiène et la salubrité, puis les monuments historiques. Son développement vient aussi de son ouverture à de nouveaux associés : l’entreprise a ainsi changé plusieurs fois de nom, jusqu’à l’arrivée en 1875, de Gustave Balas, alors jeune ingénieur. En 1885, il devient associé. Le nom de Balas s’impose alors peu à peu.

Un véritable groupe aux dimensions familiales.

Jean Balas prend les commandes de l’entreprise, qui s’appelle alors Balas Mahey, en 1991, succédant à son père au côté duquel il a passé dix ans. Les années 1990 marquent le début d’une série de rachats parmi lesquels la SECC, société spécialisée en génie climatique, qui fusionne en 2003 avec Balas Mahey pour donner naissance à l’entreprise Balas ; Meresse et Delamare, spécialistes en couverture, plomberie et chauffage, qui se regroupent en 2013 ; ou encore Framaco (cuisines professionnelles) et Fournier Guignard (froid commercial) qui, elles aussi ne forment plus aujourd’hui qu’une seule entité… La dernière acquisition du groupe remonte à 2014 : CCR (Champagne Construction Rénovation), spécialisée dans le gros œuvre, la pierre de taille et la rénovation. Cette forte évolution conduit l’entreprise à déménager d’abord de Paris à Pantin, puis, en 2004, année de création du groupe Balas, à Saint-Ouen. « Nous avons cherché à avoir une croissance organique et externe, en s’adjoignant de nouvelles compétences », explique Jean Balas. Mais à cette organisation par filiales du groupe s’ajoute une organisation de l’entreprise Balas stricto sensu – 650 personnes et 120 millions d’euros de CA – en cinq grands métiers : les grands projets, l’enveloppe du bâtiment, la rénovation, les services et les métiers d’ingénierie et de R & D, soit 55 personnes hautement qualifiées. « Nos équipes travaillent notamment sur le développement de la maquette numérique. Nous réalisons nos projets et nos études d’exécution en BIM, mais nous sommes encore en phase de déploiement. »

L’apprentissage et la transmission.

Transmettre est une valeur forte du groupe qui consacre environ 3 % de son budget à la formation et accueille près de 70 apprentis, 9 % des effectifs. Depuis la fin des années 1990, via Mécénat Groupe Balas, un fonds de dotation, le groupe soutient un pianiste, la Philharmonie de Paris, et réalise des actions de formation et d’accompagnement de jeunes sportifs. « Il y a la construction, mais pas seulement, souligne le P-DG du groupe. Notre engagement sociétal est aussi très important. » La transmission continue puisque cette année sera marquée par l’arrivée d’un de ses fils, architecte, cinquième du nom dans l’entreprise.

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