Territoires Nantes

C’est un paysagiste qui poursuivra la mutation de l’île

Mots clés : Aménagement paysager

La Société d’aménagement de la métropole Ouest Atlantique (Samoa) a lancé un appel d’offres pour le choix d’une nouvelle équipe de maîtrise d’œuvre urbaine de l’île de Nantes. Pour cette nouvelle étape, c’est un paysagiste qui sera mandataire du groupement chargé de poursuivre la transformation de ce territoire de 337 ha. « La nouvelle équipe ne partira pas d’une feuille blanche et devra s’inscrire dans le prolongement de la phase 2 de l’aménagement de l’île, avec l’implantation du CHU et d’un grand parc urbain sur lequel le travail des paysagistes devra être déterminant », précise Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole.

Le passage de témoin avec l’actuelle équipe – Marcel Smets, Anne Mie Depuydt (Uaps) et le bureau d’études nantais Keran (ex-SCE) – devrait se conclure fin 2016, au terme d’une procédure de dialogue compétitif (à partir de février), qui associera un atelier citoyen composé d’une trentaine d’habitants. La date limite d’envoi des candidatures est fixée au 22 janvier.
L’accord-cadre, d’un montant minimum de 4 millions d’euros, est prévu pour une durée de huit ans, afin que le concepteur puisse suivre le projet urbain jusqu’à la livraison du CHU, programmée pour 2023-2025. Lui seront notamment confiées une mission de conception urbaine (méthodologie d’intervention, déploiement de la figure paysagère, conception du parc, insertion des transports publics…) et une mission de maîtrise d’œuvre des espaces publics, en particulier sur les voies structurantes du sud-ouest en vue de la desserte du CHU.

Une « émulation entre concepteurs ».

Concernant l’accompagnement des opérations immobilières, le maître d’œuvre urbain devra assurer une cohérence d’ensemble et se verra confier un des quartiers. Mais la Samoa précise qu’elle compte faire intervenir d’autres équipes d’architectes-urbanistes pour la conception et le suivi de certains sous-secteurs du sud-ouest de l’île. L’objectif est de « créer une émulation entre concepteurs, pousser l’expérimentation et avoir une approche et une sensibilité adaptées à chaque quartier ».

L’annonce de cette nouvelle étape constitue une bonne occasion pour mesurer le travail accompli. Il y a d’abord eu la révélation de l’île de Nantes. Celle conduite par le bouillonnant architecte-urbaniste Alexandre Chemetoff et son fameux « plan-guide » de 2000 à 2010. L’histoire est connue et a inspiré bon nombre de transformations urbaines dans toute l’Europe.
La phase 2, lancée par les Belges Marcel Smets et Anne Mie Depuydt est, pour l’heure, moins spectaculaire. On leur doit toutefois quelques belles réussites – le lycée Nelson-Mandela et le conservatoire – et des projets prometteurs avec la transformation (en cours) des halles Alstom, la rénovation de berges… et surtout l’intégration du CHU associé à un parc urbain métropolitain.

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