Régions Montbéliard

Bus à haut niveau de service en travaux

Mots clés : Transport collectif urbain

Sujet polémique de la campagne municipale à Montbéliard (Doubs), les travaux du bus à haut niveau de service (BHNS) ont démarré à la fin de l’an dernier par la construction d’une voie de 600 m à Valentigney. Ce premier chantier permet à la collectivité de bénéficier de la subvention de 13,4 millions d’euros attribuée par l’Etat avec des contraintes de calendrier, dans le cadre de l’appel à projets du Grenelle de l’environnement. Courant mars, un second front a ouvert entre la zone commerciale du Pied-des-Gouttes à Montbéliard et Audincourt. Le plus gros chantier de ce tronçon de 8 km consiste à construire une rampe de soutènement de 30 m de dénivelé, quartier des Gros-Pierrons.

L’infrastructure en site propre se répartit dans quatre secteurs géographiques et quatre lots de travaux comprenant le terrassement, la voirie et les aménagements annexes. Le groupement Eurovia, Climent & Colas a remporté les deux premiers. Le troisième est en consultation pour une attribution cet automne. L’appel d’offres du dernier lot aura lieu au printemps 2015 comme celui des lots techniques.

Commandes groupées

Le chantier battra son plein en 2015 sur l’ensemble du linéaire de 30 km. A partir d’un tronc commun entre Montbéliard et Audincourt, quatre branches desserviront les communes de Grand-Charmont, Béthoncourt et Valentigney. Vingt bus hybrides (diesel et électricité) compléteront le parc de matériel roulant. Pour réduire la facture, Pays de Montbéliard Agglomération souhaite constituer un groupement de commandes avec d’autres collectivités. Des contacts ont été pris avec Dijon, Angoulême et Lens.
Le projet baptisé Caden’Cité génère deux autres chantiers. Sous maîtrise d’ouvrage de Réseau ferré de France (RFF), un pont-rail sera construit à la fin de l’année au-dessus de la voie ferrée, avenue des Alliés. Destiné à séparer les flux des voitures et des bus, l’ouvrage, d’un coût de 16 millions d’euros, est financé à parts égales par RFF et la communauté d’agglomération. De son côté, Gares & Connexions rénove la gare pour accueillir un pôle d’échange.
Piloté par BEJ, mandataire du groupement de maîtrise d’œuvre, et Egis, assistant à maîtrise d’ouvrage, le projet coûte 100 millions d’euros HT. La communauté d’agglomération espère drainer 20 millions d’euros de subventions. Elle vient de contracter un prêt de 40 millions d’euros auprès de la Caisse des dépôts et attend la décision, en avril, d’un engagement de la banque européenne d’investissement. Le taux de la taxe de versement transport a été relevé à 1,8 % en janvier 2013.

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