Enjeux Immobilier tertiaire

Bureaux à partager s’appuie sur le réseau de la Caisse des dépôts

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

La start-up parisienne Bureaux à partager (BAP), lancée en 2012 et spécialisée dans la location de bureaux, vient de lever 2 millions d’euros auprès de la Caisse des dépôts. Une décision qui permettra d’accélérer son développement, en lui permettant notamment d’embaucher une dizaine de salariés supplémentaires dans des profils techniques, business et communication (BAP emploie aujourd’hui une trentaine de personnes).

« L’aspect financier n’est pas forcément notre principale motivation dans ce rapprochement, explique Clément Alteresco, fondateur de BAP. La Caisse des dépôts possède du patrimoine, ce qui peut représenter une occasion d’affaires pour nous. Cet organisme a également de nombreux relais au sein des collectivités locales. » L’autre raison, c’est bien sûr la crédibilité qu’apportera à BAP le fait de se rapprocher d’un acteur majeur de l’immobilier.

Doubler le chiffre d’affaires chaque année. Ce partenariat permettra à BAP de continuer sur sa bonne lancée. La jeune pousse a doublé son chiffre d’affaires chaque année depuis sa création, en tenant ses marges. En 2016, l’objectif est de 5 millions d’euros de recettes, et 10 millions en 2017. Son activité se divise en trois segments. En premier lieu, il y a le site web ( Bureauxapartager.com), qui permet de mettre en relation ceux qui cherchent à louer des bureaux et ceux qui en détiennent.

BAP travaille par ailleurs avec des foncières qui disposent d’espaces vacants (notamment à l’occasion de la réhabilitation d’un immeuble), en leur proposant de les louer le temps de leur disponibilité. « C’est le segment d’activité qui tire le plus notre croissance, explique Clément Alteresco. Nous gérons ainsi 20 000 m² de bureaux, où sont abritées plus de 200 entreprises. » Troisième segment, BAP propose la gestion administrative d’espaces de bureaux où travaillent différentes entreprises (en coworking ). Selon Clément Alteresco, BAP va à présent tenter de relever le défi de rester rentable malgré la levée de fonds et de « tenir les marges sans se brûler les ailes ». Le déploiement à l’international est prévu pour fin 2017.

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