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Buesa Frères trace sa route en indépendant

Mots clés : Travaux publics

L’entreprise héraultaise de TP sort de l’Hexagone et élargit la gamme de ses métiers

A quelques mois d’intervalle, Buesa Frères a franchi deux nouveaux caps. Fin 2015, cette entreprise héraultaise de TP a réalisé sa première opération de croissance externe, en reprenant à la barre du tribunal de commerce de Nantes la société Inclusol, spécialisée dans les renforcements de sol. Début 2016, elle a fait ses premiers pas hors de France en démarrant l’exploitation d’une carrière de calcaire, à Biskra, en Algérie, pour alimenter une cimenterie Lafarge, en association avec un partenaire local.

Depuis vingt ans, Buesa Frères s’attache, au gré des opportunités, à étendre son territoire et à élargir la palette de ses métiers. Basée à Béziers, l’entreprise a d’abord pris pied dans le Gard, pour opérer dans la vallée du Rhône et en Provence-Côte-d’Azur, puis à Bordeaux, d’où elle rayonne sur la côte atlantique. Dans le même temps, l’activité terrassement, exclusive jusqu’en 2005, a été complétée par une série de métiers connexes : prestations pour les mines et carrières, concassage, assainissement, travaux maritimes et fluviaux, démolition, dépollution, travaux spéciaux. Le chiffre d’affaires, lui, est passé, en quinze ans, de 10 à 70 millions d’euros, hissant Buesa parmi les tout premiers terrassiers indépendants du Grand Sud.

L’entreprise cultive son autonomie.

L’histoire de l’entreprise remonte à 1959. Cette année-là, Joseph Buesa, de retour de la guerre l’Algérie, vient épauler son père, artisan-maçon à Béziers. Il achète une première pelle mécanique en 1963 et se lance dans le terrassement. Mais le vrai décollage n’interviendra que trente ans plus tard, sous l’impulsion de ses deux fils : Jean-Michel, P. -D.G., entré dans l’entreprise en 1981, et Pascal, directeur technique, arrivé trois ans après. « Mon père ne voulait pas dépasser 49 salariés », se souvient Jean-Michel Buesa. L’effectif est aujourd’hui de 450 personnes. Buesa a changé de stature en préservant jalousement son indépendance. Le capital reste détenu à parts égales par les deux frères. L’entreprise cultive également son autonomie. Equipée d’un parc de 300 machines, elle a son propre atelier de mécanique, un solide bureau d’études et un laboratoire des sols. « Nous louons et sous-traitons peu, précise Jean-Michel Buesa. Dans un métier à faibles marges, mieux vaut intégrer toute la chaîne de valeur. » Ce qui ne l’empêche pas de nouer des partenariats pour aborder les marchés d’envergure. Comme, actuellement, avec Forézienne d’Entreprises (Eiffage), sur le chantier du déplacement de l’A9 au sud de Montpellier. Buesa tire aussi sa force de son encadrement. « C’est un facteur de développement clé, dit-il. Des cadres viennent régulièrement nous rejoindre. Ils trouvent ici des atouts que n’offrent pas toujours les grands groupes : des décisions rapides, un goût d’entreprendre, des discussions permanentes, le respect des hommes. » La prochaine étape ? « Tout dépendra des opportunités. Nous avons l’avantage de n’avoir de comptes à rendre à personne. »

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