Régions SEINE-ET-MARNE

Budget 2014 : priorité aux collèges

Mots clés : Education - ERP sans hébergement

D’un montant de 1,296 milliard d’euros, le budget 2014 du conseil général de Seine-et-Marne, qualifié de « volontariste » par son président, Vincent Eblé, affiche trois grandes priorités : la solidarité avec une hausse de 9,8 % des dépenses d’aide sociale ; la rigueur budgétaire avec une baisse de 5 % des dépenses non obligatoires, et l’investissement qui, malgré un recul de 7,3 %, se maintient à près de 170 millions. S’il a décidé de ne pas augmenter la taxe foncière sur les propriétés bâties pour la troisième année consécutive, le conseil général a adopté le taux maximum autorisé pour les droits de mutation (de 3,8 à 4,5 %), ce qui devrait générer 12,6 millions d’euros supplémentaires. Par ailleurs, il va toucher 10,8 millions au titre du fonds de solidarité pour les départements de la région Ile-de-France.

Dans un département qui connaît une forte croissance démographique (doublement de la population entre 1982 et 2010) et accueille 1 000 collégiens de plus chaque année, « l’éducation est la première de nos priorités », souligne Vincent Eblé. Comme l’an dernier, environ 50 millions sont réservés au bâti des collèges : 32 millions pour les constructions, extensions et réhabilitations, auxquels s’ajoutent 18 millions consacrés aux interventions d’entretien et de grosses réparations.

Une dette importante

L’enveloppe consacrée aux 4 500 km de routes départementales (37, 4 millions, – 13 %) constitue le deuxième poste de dépenses. Quelque 8 millions vont à des projets structurants d’aménagement du réseau comme la seconde phase de travaux liés au complément de l’échangeur RD 34/A 104 (2,3 millions) au Pin (Claye-Souilly) et 5,3 millions à la sécurité routière. Le département participe aussi au développement des infrastructures de transport, notamment en finançant les études et les travaux du bus en site propre TZEN 1 (Sénart-Corbeil) et TZEN 2 (Sénart-Melun, 1,9 million).
D’autres éléments du budget sont consacrés à l’équipement local : 10,7 millions pour épauler les investissements des communes et intercommunalités (fonds Ecole, contrats triennaux de voirie) ; 9,9 millions pour la mise en œuvre du deuxième Plan départemental de l’eau (2012-2016) ; 1,8 million pour la fibre optique.
Le conseil général allouera par ailleurs une subvention de 4 millions à l’office public de l’habitat de Seine-et-Marne. « Une dette importante (890 millions à fin 2013), héritée des années 1990, nous interdit tout laxisme budgétaire », conclut Vincent Eblé.

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