Architecture Gestion technique

Broderie d’électronique sur atelier réhabilité

Objets d’une large rénovation, les bureaux de N. Schlumberger sont équipés d’automates dernier cri.

La cité Guebwiller et son ourlet de collines tissé de vignes évoquent un vin fruité à la robe jaune citron. Outre cet artisanat millénaire, la commune du Bas-Rhin était également réputée au XIXe siècle pour ses tissus. Les usines ont cependant fermé les unes après les autres durant le siècle suivant. Si bien qu’aujourd’hui, seule demeure la société N. Schlumberger, constructeur de machines textiles établie depuis deux cents ans. Il y a dix ans, l’entreprise a décidé de concentrer ses activités dans son fief historique. Ce rassemblement s’accompagne d’une rénovation du site démarrée à la mi-2013 et qui se poursuivra jusqu’en 2022.

Premier bâtiment livré, l’édifice qui abrite les bureaux de l’entreprise symbolise ce renouveau. La construction de 2 000 m2, répartie sur trois niveaux, hébergeait auparavant une ligne de peinture et un entrepôt de stockage.

Elle accueille maintenant 70 employés. « Cette réhabilitation préfigure ce que nous voulons faire pour nos 25 000 m2 d’ateliers, explique Mathieu Rollet, directeur industriel du fabricant. Nous avons porté une attention particulière au confort des occupants. Nous avons par exemple choisi de privilégier les scheds, qui apportent de la lumière naturelle. » Le budget de l’opération s’élève à 2,5 millions d’euros HT.

La juste dose d’automatismes. Outre une isolation renforcée et une ventilation double flux, l’immeuble s’est vu doté d’une gestion technique du bâtiment fournie en grande partie par le groupe Arcom. Au total, 50 régulateurs terminaux HLBC commandent les systèmes de chauffage, ventilation et climatisation (CVC), l’éclairage, ainsi que les stores. Ces produits se distinguent par leur capacité à piloter, seul, ces trois usages, alors qu’en général ceux-ci nécessitent un dispositif spécifique chacun.

50 régulateurs terminaux pilotent les systèmes CVC, l’éclairage et les stores.

Les régulateurs intègrent notamment directement le protocole Dali, le langage le plus employé pour la gestion des luminaires. « Le fait d’avoir un seul contrôleur pour les différents métiers réduit la consommation des équipements de pilotage », souligne Patrick Tabouret, P-DG d’Arcom.

Les données des régulateurs remontent en format LonWorks vers un automate Linx de marque Loytec. Ce dernier héberge aussi une interface de supervision accessible par le biais d’un navigateur web. « Cette infrastructure donne la possibilité de concevoir des scénarios très complexes. Nous avons cependant un peu freiné l’automatisation afin qu’elle reste acceptable pour les utilisateurs des locaux », remarque le P-DG. « Nous étions sensibles à la réaction des équipes, confirme Mathieu Rollet. Elles de vaient garder la main, au moins pour une période de transition. » L’abaissement des stores, notamment, reste à l’initiative des occupants. Ceux-ci peuvent en régler les paramètres via un boîtier d’ambiance relié au contrôleur par un fil.

Elargissement progressif. Au-delà de sa polyvalence, ce système permet une supervision qui peut s’étendre aux bâtiments industriels du site. « En parallèle de cette extension, notre plan prévoit le renforcement de l’isolation, l’installation de leds et le changement des chaudières, précise le directeur industriel. Nous nous attaquons à la rénovation des scheds ». Si N. Schlumberger le souhaite, il pourra ajouter la dernière création d’Arcom : une application mobile de contrôle. L’occupant peut ainsi commander les équipements de son bureau avec son téléphone mobile à travers une connexion Bluetooth.

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