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Brico Privé ou ManoMano, deux « e-modèles » à la loupe

Mots clés : Magasin

Le commerce en ligne pèse encore peu sur le marché du bâtiment. Pourtant, ces deux pure-players tirent leur épingle du jeu. Décryptage de leurs modèles respectifs.

Des sites de vente en ligne dédiés au bricolage et aux équipements de construction faisant la une des journaux économiques ne sont pas légion. Pourtant, deux d’entre eux ont eu les honneurs de la presse en septembre 2017. ManoMano, pour avoir bouclé un tour de table de 60 M€, l’une des plus grosses levées de fonds depuis le début de l’année. Et Brico Privé, pour le rachat de Racetools, un pure-player spécialisé dans la vente d’outillage électroportatif auprès des professionnels, ainsi que pour le lancement de son activité au Portugal.

Là n’est le seul point commun de ces e-commerçants. Ce sont de jeunes sociétés : Brico Privé a vu le jour en 2012, ManoMano en 2013. Toutes deux sont dirigées par un tandem de fondateurs : Julien Boué et Marc Leverger pour la première, Christian Raisson et Philippe de Chanville pour la seconde.

Qui plus est, toutes deux sont présentes en Europe : Espagne, Italie et Portugal pour Brico Privé ; Allemagne Belgique, Espagne, Italie, Royaume-Uni, pour ManoMano. Et toutes deux cartonnent. La première prévoit un volume d’affaires de 100 M€ à fin 2017, en hausse de 45 %, après déjà une croissance de 45 % en 2016. Quant à la seconde, de 1 M€ en 2013, son volume de ventes a atteint 90 M€ en 2016, et la société table sur 250 M€ à fin 2017.

Les similitudes entre les deux jeunes poussent s’arrêtent là. En effet, si ManoMano et Brico Privé ont pris les devants pour accompagner la mutation des usages vers l’achat en ligne, elles l’ont fait avec deux modèles économiques totalement différents. ManoMano est une marketplace, Brico Privé une plate-forme de ventes événementielles.

Market place fermée. ManoMano n’est pas la seule place de marché du secteur. Ses rivaux sont nombreux et imposants : Amazon, Cdiscount, Rue du Commerce, Outiz… Mais forte de 1,2 million de produits référencés, de 1,9 million de clients et d’une audience de 11,5 millions de pages vues mensuelles, dont 35 % via un mobile, elle revendique le leadership en France. « Nous ne connaissons pas les chiffres de ventes de Cdiscount, mais nous avons ceux d’Amazon, de Leroy Merlin, de Rue du Commerce… Bref, de tout le monde, précise Christian Raisson. Nous avons fait nos calculs et pensons être à la première place. » Les raisons du succès tiennent en trois temps. Primo, la jeune pousse parisienne se différencie par le faible nombre de vendeurs...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 435 du 23/10/2017
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