Territoires

Bretagne Un milliard d’euros prévu pour les lycées

Mots clés : Education - ERP sans hébergement

En janvier 2016, le nouvel exécutif de la région Bretagne disposera d’un schéma directeur immobilier à dix ans permettant de hiérarchiser les priorités. « Entre l’accessibilité, la performance énergétique, l’adaptation des bâtiments aux référentiels des enseignements et le risque de trouver de l’amiante, la complexité des chantiers croît. Il s’agit d’opérations plus lourdes et donc plus longues », résume Catherine Bigot, directrice de l’immobilier au conseil régional. En outre, le patrimoine est important et hétérogène : 117 lycées, dont un seul neuf (Saint-Malo), soit au total 1 500 bâtiments pour une surface d’environ 2 millions de m2. « L’estimation est de l’ordre du milliard d’euros de travaux », annonce la responsable. Une rénovation thermique a été livrée : lycée Colbert (Lorient) ; trois sont en cours : Jean-Guéhenno (Vannes), Amiral-Ronarc’h (Brest) et Kerneuzec (Quimperlé). « A Quimperlé et à Lorient, nous avons opté pour une isolation sous forme de panneaux préfabriqués fixés sur la façade. Une technique innovante qui évite les gros travaux de génie civil, mais qui n’est pas forcément reproductible partout », note Stéphane Leblanc, chef du service Conduite des opérations d’investissement.

Le photovoltaïque n’est pas systématique.

Privilégiant depuis 2010 les matériaux biosourcés ou issus de filières de recyclage, le conseil régional a retenu la laine de bois pour l’établissement brestois. « Nous essaierons de valider cette utilisation par un avis technique expérimental », poursuit le responsable, qui bénéficie de l’assistance de la Semaeb renouvelée récemment dans son mandat de maître d’ouvrage délégué pour deux ans. Autres matériaux utilisés : la ouate de cellulose, le verre ou encore les tissus recyclés. Pour le chauffage, la région privilégie les réseaux de chaleur urbains lorsqu’ils existent et développe les chaufferies bois, ou à pellets pour les petits établissements. Quant à l’énergie photovoltaïque, elle n’est pas systématique, même si la question est posée à chaque fois. « Le fait générateur provient d’une toiture dégradée et d’un potentiel intéressant », souligne Catherine Bigot. De plus en plus, face à la complexité des chantiers, le conseil régional oriente l’allotissement vers des lots clos couverts.

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