Régions

BRETAGNE Spécialiste des déchets de démolition Yprema veut s’implanter dans d’autres régions

Mots clés : Gestion des déchets

« En matière de plates-formes de recyclage des matériaux de démolition, il faudrait multiplier par 4 ou 5 le nombre de sites. Et, pour les mâchefers sortis des usines d’incinération, doubler les installations », affirme Claude Prigent, président d’Yprema. Créée en 1989 en région parisienne, cette société est spécialisée dans le recyclage des matériaux issus des démolitions. Elle emploie aujourd’hui 80 personnes, dont 8 personnes en Bretagne (Carhaix-Plouguer), et réalise un chiffre d’affaires de 14,6 millions d’euros. En 2003, elle a traité plus d’un million de tonnes de déchets, dont 20 000 tonnes sur son site proche de Quimper.

Depuis l’automne dernier, elle assure, pour le compte de la communauté d’agglomération de Quimper, la gestion du centre de stockage de déchets ultimes de classe 3 (gravats mélangés à la terre). « Disposer des deux équipements dans la même zone est intéressant. Ainsi, il sera possible de supprimer les décharges », estime Claude Prigent. Nécessitant un investissement de l’ordre de 610 000 euros, la plate-forme de recyclage de Quimper affiche une capacité annuelle de traitement de l’ordre de 30 000 tonnes. « Nos clients opèrent dans un rayon de 20 kilomètres. Nous avons plutôt des petits chantiers comme tout ce qui concerne la pose de réseaux. Ils nous apportent leurs déchets et repartent chargés avec des matériaux pour combler les trous réalisés », indique Claude Prigent.

Convaincu de l’efficacité de ce schéma, il envisage de s’implanter dans d’autres régions. Vraisemblablement les Pays de la Loire, dans un premier temps, d’autres ensuite. Mais le chef d’entreprise s’intéresse également de près aux traitements des mâchefers sortis des usines d’incinération. En 2001, il a lancé à Ploudaniel, dans le Finistère, un projet de plate-forme de recyclage (2,3 millions d’euros d’investissement). Mais, malgré l’autorisation préfectorale accordée en février 2003, le dossier est toujours bloqué. « De nombreuses villes comme Nantes ou Brest exportent leurs mâchefers vers Le Havre ou Caen. Il est temps de mailler le territoire », conclut-il.

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Claude Prigent, président d’Yprema : « De nombreuses villes comme Nantes ou Brest exportent leurs mâchefers vers Le Havre ou Caen. Il est temps de mailler le territoire. »

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