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Bretagne Des panneaux photovoltaïques comme brise-soleil chez Habitat 35

Mots clés : Energie renouvelable - Logement social

«La rénovation de cet immeuble avait été arrêtée en 2003. Mais, lorsqu’en 2008, le conseil régional et l’Ademe ont lancé un appel à projets sur le photovoltaïque, avec l’architecte Georges Le Garzic, nous avons eu envie de tenter le coup », raconte Marie-Christine Godet, responsable de l’unité Patrimoine d’Habitat 35 (15 000 logements). Confiée à EDF Optimal Solutions, l’installation de panneaux solaires intégrés au bâti de la tour Göteborg (15 étages) a nécessité un investissement de 257 000 euros hors taxes.

Résultat : les pièces plein sud des 99 logements, toutes confrontées à des problématiques de confort d’été, sont aujourd’hui équipées de panneaux photovoltaïques qui servent de brise-soleil. Soit au total 137 panneaux (240 m²) de 220 watts crête. « L’équivalent de 30 kW crête de puissance électrique. Pour un fonctionnement estimé à 1 000 heures par an, la centrale produira 30 000 kWh », précise la responsable.

Mandataire de cette opération, supervisée par l’architecte et le bureau d’études spécialisé Exoceth, EDF a confié la pose des panneaux à ENR Atlantique et à Serru, qui a fabriqué l’ossature métallique à laquelle sont fixés les panneaux. Outre la pose, le contrat conclu avec l’opérateur prévoit pour les quatre premières années d’exploitation trois panneaux de rechange et une garantie totale des onduleurs pour une durée de quinze ans. « Leur durée de vie est souvent comprise entre douze et quinze ans », se félicite la négociatrice. Quant au raccordement au réseau, il devrait être effectué en septembre prochain.

13 000 euros par appartement

L’étude de faisabilité financée par l’Ademe a prévu un scénario d’exploitation optimiste et un autre pessimiste. « Pour le premier, le point d’équilibre serait atteint au terme de douze et quinze ans . A l’inverse, dans le cas où de gros investissements seraient nécessaires, il faudrait quinze à vingt ans, pour amortir le coût global de cette installation », poursuit Marie-Christine Godet. Et d’ajouter : « Le maître d’ouvrage se doit d’être pessimiste sur l’entretien. » Si le conseil régional a financé cette installation à hauteur de 46 000 euros, le conseil général d’Ille-et-Vilaine et Rennes Métropole ont également contribué, à des hauteurs respectives de 12 000 et de 10 000 euros.

Outre l’installation de panneaux photovoltaïques, la réhabilitation de la tour Göteborg, terminée en juin, comprend un important volet d’économies d’énergie. « Cette rénovation avait pour but de rendre plus attractive cette tour, d’effectuer les remises aux normes et de réduire les charges », rappelle Marie-Christine Godet. Aussi, des menuiseries PVC double vitrage et équipées de verres à faible émissivité ont-elles été installées. « En 1986, nous avions réalisé une isolation par l’extérieur mais nous étions restés en simple vitrage », détaille la responsable. Dans le même esprit, des volets roulants intégrés ont été ajoutés et un important travail a été mené sur l’éclairage des parties communes. Finalement, par rapport à la programmation initiale, le coût par appartement de cette réhabilitation est passé de 9 000 à 13 000 euros.

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