Régions Bordeaux

Brazza, le quartier qui veut s’adapter à ses habitants

Plus qu’un nouveau quartier, Brazza est un concept, un mode de vie. Presque une marque. Présenté en début d’année par Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole, ce projet urbain situé sur la ZAC de la rive droite totalise 4 950 logements (sur une surface de 319 000m2), 50 000 m2 dédiés à l’artisanat, 38 500 m2 de bureaux, 22 000 m2 d’équipements, 21 500 m2 de culture, sports et loisirs, 10 500 m2 d’hôtels et 7 000 m2 de commerces. Une emprise de près de 50 hectares où 5 000 habitants sont attendus d’ici à 2025.

Première étape de l’opération cette année, l’obtention des permis de construire pour 2 280 logements, soit 45 % du projet, le démarrage du chantier étant prévu en 2018. Une dizaine d’hectares sont encore en phase de négociation. La Ville de Bordeaux (maître d’ouvrage), l’architecte urbaniste Youssef Tohmé et l’architecte paysagiste Michel Desvigne, chargés de la maîtrise d’œuvre, ont imaginé avec le bureau d’études Ingérop un quartier où il est possible à la fois de vivre et de travailler. « D’habitude, on construit les logements et on aménage les activités ensuite, explique Michèle Laruë-Charlus, directrice générale de l’aménagement de Bordeaux Métropole. Ici, la conception est différente, des investisseurs importants étaient là dès le départ », AccorHotels et Saint-Gobain notamment. Onze opérateurs et huit bailleurs sociaux ont également adhéré au projet.

Logements et bureaux évolutifs. L’autre philosophie – et innovation – du quartier, c’est qu’il s’adapte au mode de vie de ses habitants. Et à ses imprévus. Les 499 « volumes capables » – que l’on finit et remanie à sa guise – en sont l’aspect le plus représentatif. Tous les acteurs qui interviennent sur cette première phase y ont contribué : SNI, Cogedim, Crédit agricole Immobilier, Eden Promotion et Domofrance via exterrA. Ces logements, qui peuvent également devenir des bureaux, seront vendus sous la forme de plateaux quasiment finis que les propriétaires feront évoluer au fil du temps et au gré des finances. « Les planchers sont creux, explique Marc Barani, architecte du projet Urbik’s Cube porté par le groupe SNI, tous les réseaux peuvent se superposer, ce qui permet par exemple d’installer la salle de bains où l’on veut. » Cette modularité permet également de transformer un T2 en T4, puis de nouveau en T2… Les prix seront garantis par la collectivité et les promoteurs à 2 100 €/m2 ou 2 400 €/m2 , selon la hauteur de plafond. C’est le deuxième avantage de cette nouvelle architecture : son accessibilité. « Ils permettront de créer un quartier de vraie mixité sociale », souligne Alain Juppé. « Nous n’avions jamais travaillé là-dessus, reconnaît Frédéric Dandieu, directeur régional de Crédit agricole Immobilier Promotion. On surfe sur la tendance qui consiste à acheter une échoppe, à casser les murs et à tout refaire soi-même. » Les logements de 85 m2 seront isolés acoustiquement et thermiquement et équipés de chauffage, d’une salle d’eau et d’un évier. Les murs seront prêts à peindre, les sols en PVC et le plafond brut. Pour Crédit agricole Immobilier, ces « volumes capables » sont reproductibles, « on pourrait en prévoir 10 % dans nos futurs projets ». Les appartements seraient proposés à la « vente en état futur d’inachèvement », le pendant du contrat Vefa.

Points forts des surfaces mises en vente : la modularité et les prix raisonnables.

Une « cathédrale des sports ». L’autre mixité à laquelle tient la métropole est celle des activités. Bureaux, sports, loisirs, écoles, crèche, maison polyvalente, marché vintage… Brazza doit être un lieu où vivre et à vivre. Côté économie, une large place sera laissée aux artisans puisqu’ils occuperont un dixième de l’espace. Avec les logements à finir, ils ont un premier marché à portée de main. Côté loisirs, Brazza accueillera en 2019 une « cathédrale des sports » totalement transparente : un complexe de 14 000 m2 sur quatre étages, conçu par l’agence d’architectes NP2F, sous maîtrise d’ouvrage de Nouvelles Fonctions urbaines et Adim. Premières livraisons en 2019.

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