Territoires Hauts-de-Seine

Bouygues Immobilier multiplie les projets de bureaux à énergie positive

Mots clés : Démarche environnementale - Entreprise du BTP

Inauguré le 19 mars, Green Office Rueil, réalisé par Bouygues Immobilier, est la plus grande opération tertiaire à énergie positive de France. D’une superficie de 35 000 m2 Shon, elle se décompose en deux bâtiments : Est, loué à Unilever (53 % de la surface), et Ouest, occupé par les sociétés American Express Voyages et Ingérop. « Chaque immeuble dispose de son propre hall et fonctionne techniquement de manière indépendante. Le rez-de-chaussée accueille des espaces mutualisés : restaurant interentreprise, cafétéria, fitness, conciergerie, salle polyvalente… », indique Alexandre Cartier, directeur technique réalisation Green Office chez Bouygues Immobilier.

Plus grand que Green Office Meudon (23 000 m2), le premier de la série mis en service en 2011, le programme de bureaux de Rueil-Malmaison est aussi plus performant avec une consommation en énergie finale de 20 kWh/m2.an (contre 39 kWh/m2.an) et des besoins en énergie primaire de 55 kWh/m2.an (contre 70,8 kWh/m2.an). Alors qu’à Meudon, le promoteur a eu recours à la cogénération et à la biomasse avec une ventilation naturelle régulée, à Rueil-Malmaison, il a mis en œuvre le procédé de la dalle active couplé à une nappe alluviale (située à 20 m de profondeur et d’une température de 14°C). « Ce système tire parti de l’inertie du béton. Les réseaux d’eau sont directement intégrés dans la dalle béton qui accumule des calories ou des frigories. Cette solution permet de couvrir les trois quarts des besoins thermiques », explique Alexandre Cartier.

Unités de contrôle individuel.

Le niveau de performance de Green Office Rueil repose sur deux autres dispositifs. En premier lieu, les unités de contrôle individuel (UCI), microcentrales d’air, réparties en façades tous les 2,70 m sur l’ensemble du programme. « Elles prennent directement l’air en façade, le rejetant également en façade. Equipées de sondes de présence, de température et de qualité de l’air, elles assurent le renouvellement hygiénique là où c’est nécessaire », ajoute le responsable de Bouygues Immobilier. Ensuite, les nappes acoustiques suspendues, en remplacement des faux plafonds, dans lesquelles sont incorporés des luminaires basse consommation graduables et à détection de présence. Par ailleurs, le programme conçu par l’architecte Jean-Michel Wilmotte, tout en courbe pour épouser la forme du terrain, maximise les apports de lumière naturelle. Enfin, pour arriver à l’énergie positive une centrale photovoltaïque de 4 000 m2 produit 24 kWh/m2.an.

Actuellement, Bouygues Immobilier développe une quinzaine d’opérations de ce type dans l’Hexagone. En Ile-de-France, il a livré, le 30 mars, à Châtenay-Malabry, un immeuble de 3 500 m2 signé Brenac & Gonzalez, et s’apprête à lancer, à Nanterre, les travaux de Spring, un programme de 35 000 m2 (architecte : Quadrifiore) sécable en deux bâtiments avec une première tranche de 15 000 m2. « Dans un marché de crise, ces immeubles à énergie positive permettent de générer de l’activité. On trouve toujours preneur. A l’image d’Unilever qui voulait un bâtiment “ green », conclut Alexandre Cartier.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
Le Moniteur Boutique
Accéder à la boutique
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X