Territoires

Bourgogne Le gazoduc du Val de Saône recrute ses sous-traitants

Mots clés : Gaz

Cent cinquante entreprises locales potentiellement sous-traitantes du gazoduc du Val de Saône ont été réunies, il y a quelques semaines à Dijon, par la FRTP de Bourgogne et la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Côte-d’Or. Destinée à transporter du gaz naturel importé des ports maritimes, l’infrastructure longue de 188 km traversera la Saône-et-Loire et la Côte-d’Or pour rejoindre les stations de compression d’Etrez dans l’Ain, et de Voisines en Haute-Marne. Ce chantier de 744 millions d’euros – fourniture des tubes comprise – doit démarrer le 1er mars 2017 en cinq tronçons simultanés afin de tenir le délai de livraison en novembre 2018.

Maître d’ouvrage, GRT Gaz a choisi trois équipes mandataires : Spiecapag (groupe Vinci) associé au néerlandais A.Hak pour 43 km au nord, les allemands Max Streicher et PPS Pipeline Systems pour le tronçon médian de 66 km, le duo franco-belge Spac-Denys au sud. « Les groupements de poseurs, que les candidats ont pu rencontrer grâce à notre initiative, recherchent des compétences multiples en sous-traitance : du terrassement à la fourniture de matériaux en passant par la réfection de chaussées, les travaux de drainage, ou encore le clôturage », explique Marie-Thérèse Seichon, chargée de mission à la CCI Côte-d’Or.

De nombreux ouvrages à franchir.

« Le chantier est relativement simple sur le plan technique mais il comporte 66 obstacles : des voies d’eau dont la Saône et le canal de Bourgogne et des routes à fort trafic dont une autoroute », expose Frédéric Bosramiez, directeur de projet chez GRT Gaz. Jusqu’en août 2016, les canalisateurs réalisent les études afin de déterminer les techniques de passage sous les ouvrages : microtunneliers, forage dirigé ou fonçage selon la taille des ouvrages, la nature du sol et l’impact sur l’environnement. Des tranchées à ciel ouvert sont prévues pour la majorité des voies communales.

En attendant les autorisations administratives complémentaires à la déclaration d’utilité publique, GRT Gaz organise jusqu’en mars des consultations pour les fouilles archéologiques, la reprise des réseaux de drainage, les travaux de défrichement et la remise en état paysagère.

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