Régions

Bourgogne/Franche-Comté Cinq ans de travaux rendent vie aux ruisseaux

Mots clés : Droit de l'environnement - Espace naturel - Politique européenne

Clos en septembre, le programme européen Life de restauration de la qualité des ruisseaux de têtes de bassins de Bourgogne et de Franche-Comté, cherche une suite. « Des politiques contractuelles avec les opérateurs locaux dans les contrats de rivière sont envisageables », indique Pierre Terrier, conseiller régional de Bourgogne délégué à l’environnement.

Partenaires de ce programme européen, les parcs naturels régionaux du Morvan et du Haut-Jura, les agences de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse et Seine-Normandie ainsi que l’Office national des forêts Bourgogne et Champagne-Ardenne souhaitent élargir cette action à d’autres portions de rivières. Depuis 2004, une cinquantaine de kilomètres de ruisseaux, tous situés dans des zones Natura 2000, ont été restaurés. Financé pour moitié par l’Union européenne, l’investissement s’élève à 3,2 millions d’euros. « Les opérateurs locaux ont pu s’approprier des techniques aujourd’hui largement connues », relate Laurent Paris, hydrobiologiste au parc naturel régional du Morvan.

Le Merlue retrouve ses méandres

Les interventions les plus légères portent sur des ouvrages de franchissement provisoires. Ces kits constitués de tubes, stabilisés dans le cours des ruisseaux par des billons de bois, protègent les espèces animales des engins agricoles ou forestiers.

De plus grande ampleur, les travaux sur le ruisseau du Merlue, dans le Jura, ont consisté à recréer 1 500 m de méandres originelles, au sein du marais d’Ecrille. En forêt de Chaux, le chevelu intermittent des nappes superficielles, qui alimentent la Loue et le Doubs, a été reconstitué.

Dans le nord de la Côte-d’Or, la suppression de sept étangs en tête de bassins se solde déjà par une recolonisation de l’écrevisse à pattes blanches du ruisseau du Val-des-Choues. A Saint-Brisson, dans le Morvan, le creusement du canal de dérivation de l’étang des Prés-d’Amont doit réduire l’impact thermique sur le ruisseau du Vignan. On y attend le retour de la truite fario et du chabot de rivière.

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