Territoires

Bouches-du-Rhône Le viaduc de Roquefavour inspecté à la loupe

Mots clés : Ouvrage d'art

A cheval sur les communes d’Aix-en-Provence et Ventabren, l’aqueduc de Roquefavour est l’un des ouvrages historiques du canal de Marseille qui achemine l’eau de la Durance vers la cité phocéenne. Classé monument historique en 2005, cet aqueduc de 375 m de long, qui culmine à 82 m de hauteur avec trois niveaux d’arches différents, réalisé pour l’essentiel en pierre de taille maçonné, vient de faire l’objet d’une mission de diagnostic et de reconnaissance de grande ampleur, confiée à CEBTP. L’agence d’Aix-en-Provence du groupe spécialisé dans l’ingénierie des sols, des matériaux et des ouvrages, intervient dans le cadre d’une mission de maîtrise d’œuvre, aux côtés de François Botton, architecte en chef des monuments historiques et de la société Arcadis. Elle précède de futurs travaux de réhabilitation qui seront conduits par Marseille Provence Métropole, maître d’ouvrage, ou par la métropole Aix-Marseille-Provence, appelée à lui succéder.

Réemployer les pierres d’origine.

« Il s’agit d’une inspection extrêmement minutieuse, explique Jean-Christophe Habot, chef de service structure et pathologie des matériaux chez CEBTP. Les 17 piliers ont été contrôlés visuellement, pierre par pierre, par les cordistes de la société TGH ainsi que la galerie de service au niveau 1. Mais il y a eu également l’emploi du radar haute fréquence pour compléter les données et des carottages en pied de piliers pour des essais en laboratoire afin de détecter d’éventuelles pathologies de la pierre. » Les données recueillies sont ensuite informatisées au centimètre près et permettront aux entreprises de définir les besoins en matériaux du chantier. « Construite au milieu du XIXe siècle, cette infrastructure est restée en bon état et en exploitation. Pour les réparations, nous nous orientons vers le traitement ou le remplacement de pierres dégradées, le brochage des blocs fendus par des épingles Inox ou en fibres de carbone », ajoute Jean-Christophe Habot. Un des enjeux du chantier sera notamment de réussir à réemployer les pierres de carrières d’origine, qui ont servi à l’édification de l’ouvrage. Il s’agit de pierres régionales qui provenaient de carrières exploitées à Ventabren et Velaux.

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