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BORDEAUX La restructuration de la poste centrale touche à sa fin

Mots clés : Gestion des chantiers

Le plus gros chantier de l’etablissement public en France

Ce fut un gros chantier. Décidé en 1998, engagé en 1999, il est sur le point d’être livré avec près d’une année de retard. La restructuration de l’immeuble de 45 000 m2 de la poste centrale de Bordeaux est le plus gros chantier de la décennie pour l’établissement public. Le bâtiment qui héberge le centre financier, le bureau de poste central et le centre de distribution du courrier a fait l’objet d’un déshabillage complet. « Il ne restait plus que la partie béton », explique le directeur du projet Jean-Paul Quioc, tandis que l’activité n’a jamais cessé.

Le chantier s’est déroulé en 3 étapes : une première phase de travaux infrastructures du rez-de-rue à la dalle piétonne au 2e étage, mise en service en 2000; une deuxième phase de travaux niveaux intermédiaires du 2e au 7e étage. Et, un troisième temps en voie de finition avec deux opérations à tiroirs du 3e au 7e étage, par moitié. La gestion du chantier a été complexe. Il a fallu monter sur le toit les équipements techniques du sous-sol, aménager le restaurant interentreprises, organiser des circuits d’évacuation provisoires, tandis que les circulations verticales de cet immeuble de la fin des années 1960 étaient reconfigurées.

60 tonnes d’amiante

Plus de 60 tonnes d’amiante ont été mises au jour, notamment au-dessus des faux-plafonds. Les responsables du chantier ont décidé de son élimination, réalisée par une entreprise de la rive droite à Cenon avec l’aide de sociétés locales spécialisées (IEEB,Alphatec), les déchets étant neutralisés par la société Inertam de Morcenx, dans les Landes. Coût : 6% des 46 millions d’euros de travaux (HT) et la première explication du retard. Il a aussi fallu du temps pour relancer des lots d’électricité après la défaillance d’une entreprise marseillaise. La Poste a devancé certaines évolutions de la réglementation en remplaçant, en 2002, la tour aéro-réfrigérante par un système de traitement à sec pour éradiquer tout risque de légionellose (surcoût : 600 000 euros). «Au total, nous avons su, grâce à une bonne anticipation et avec des marchés passés en macrolots, contenir l’augmentation des prix autour de 10%», explique Jean Claude Bonnetier, directeur de l’immobilier de l’unité Midi Atlantique.

La rationalisation de la distribution de l’espace intérieur a permis un gain de 9 000 m2 et l’accueil de 800 nouveaux collaborateurs. La conception du programme a été confiée à un GIE d’architectes local Lacrouts Massicault Rodriguez, aidé du bureau d’études Sfica. OPC, Jacobs France ; bureau de contrôle, Socotec ; SPS, Norinsko.

Les entreprises

Désamiantage, EAS (Cenon) ; démolitions, gros oeuvre, Quillery (Mérignac) ; menuiseries, cloisons, sols, groupement SER (La Rochelle) ; façades, Paralu (Brignais) ; chauffage, climatisation, plomberie, Hervé Thermique (Mérignac); électricité, Sogilec (Mérignac) ; ascenseurs, Thyssen (Bordeaux).

PHOTO :

L’immeuble «relooké» du quartier de Mériadeck, à Bordeaux, avec sa façade de marbre de Grèce et de verre teinté.

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