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Bordeaux agglomération Les travaux du pont Bacalan-Bastide vont pouvoir démarrer

Mots clés : Collectivités locales - Rénovation urbaine - Travail

Enfin ! Les travaux du pont entre Bacalan-Bastide vont pouvoir démarrer. La communauté urbaine de Bordeaux vient de voter, le 4 septembre, le lancement des travaux, après dix ans de rebondissements. Un nouveau franchissement de la Garonne s’était imposé avec la croissance liée au projet urbain dès 1996. Après avoir écarté l’hypothèse d’un tunnel, puis d’un pont fixe, condamnant la vocation portuaire, les élus bordelais et communautaires ont opté pour un pont levant. En janvier 2006, le marché de conception-réalisation était attribué au groupement mené par GTM GCS (Vinci), associé à Vinci Grands Projets et Cimolai, Charles Lavigne, Michel Virlogeux, Jean Muller International et Hardesty & Hanover.

Fin juin 2009, le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco levait l’hypothèque qui pesait sur le label « Patrimoine mondial » de la Ville de Bordeaux, placé en « suivi renforcé » depuis 2008, mais en demandant à la CUB d’étudier des options « qui n’incluraient pas le transit des grands bateaux de croisière ». D’une même voix, Alain Juppé, maire de Bordeaux, et Vincent Feltesse, président de la CUB, ont rappelé leur attachement au maintien du caractère maritime du port. La CUB avait voté le 10 juillet, les modifications du pont selon les demandes de l’Unesco. La mairie votait un avis favorable au lancement des travaux le 20 juillet. Le pont long de 433 m et haut de 77 m permettra le passage des grands navires. Pèsera-t-il sur le label Unesco, réexaminé l’été prochain ? Vincent Feltesse, qui vient de rencontrer Francesco Bandarin, directeur du Centre du patrimoine mondial de l’Unesco, ne le pense pas.

Retour en arrière « pas envisageable »

Les croisiéristes bouderont-ils la destination comme à Rouen ? « Non, car à Rouen, contrairement à Bordeaux, les navires doivent sortir en machine arrière. » Malgré les pressions de l’Unesco et du front associatif, un retour en arrière serait coûteux : « Toute modification du projet nous ramènerait au stade de l’ouverture de la concertation, explique Vincent Feltesse, soit un décalage d’au moins six ans pour démarrer les travaux, la perte définitive de 15 millions déjà réglés, le remboursement des premières subventions pour 7 millions. Cette hypothèse n’est pas envisageable. » La CUB a tranché : 108 votes pour, 11 abstentions et 1 vote contre. Son président va« signer l’ordre de service de lancement des travaux du pont… le temps d’envoyer un rapport d’étape complémentaire à l’Unesco ».

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