Edito Coup de griffe

Bordeaux 1 – Lyon 0

Sport-fiction en ce début 2016, année de l’Euro de football en France. Les nouveaux stades de Bordeaux – inauguré il y a moins d’un an – et de Lyon – inauguré il y a moins d’un mois – disputent un match architectural. Score final : 1-0 pour les Girondins. L’Olympique lyonnais perd la confrontation à cause de sa tactique trop défensive. Avec ses immenses remparts en béton brut, l’enceinte sportive ressemble à une forteresse imprenable. Une « citadelle », assume-t-on sur place. Serait-ce un mauvais coaching des architectes britanniques de Populous ?

Non, le véritable « temple » du foot, ouvert aux fidèles supporteurs, ne se trouve pas au bord du Rhône, mais de la Garonne. Ce sont les Bordelais qui le disent, bien sûr, mais aussi certains Lyonnais, fair-play. Cette réalisation remporte le point de la victoire grâce à son duo d’attaque : les Suisses Jacques Herzog et Pierre de Meuron. Les lauréats du prix Pritzker 2001, sorte de Ballon d’or de l’architecture internationale, réinterprètent les règles du jeu pour un stade. Pas de murs d’enceinte. Mais des marches à gravir, une forêt de colonnes à traverser et une toiture formant gradins sous laquelle pénétrer dans l’arène.
Le remplaçant du stade de Gerland, à Lyon, commet également des fautes que ne fait pas le remplaçant du stade Chaban-Delmas, à Bordeaux. Pas besoin d’arbitrage vidéo pour prouver que les câbles d’électricité, les gaines de ventilation et autres tuyaux d’évacuation sont hors jeu lorsqu’ils débordent à gauche et à droite. Quand on sait que le stade lyonnais, certes financé à 100 % par le privé, a coûté plus du double du stade bordelais, un arbitre pourrait même attribuer un carton rouge.

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