Métier

Bonnin Charbonneau se charpente

Mots clés : Bois - Charpente

Le groupe vendéen propose une offre globale de la construction bois.

En juin, Les Charpentiers de l’Atlantique (LCA) livraient, à Montaigu (Vendée) un collectif de 2 x 2 logements aux performances énergétiques supérieures à la RT 2012 (+ 40 % pour le Bbio et + 20 % pour le CEP). Un « petit » chantier classique pour l’entreprise de construction bois habituée à collectionner les récompenses, comme le récent Prix régional de la construction bois 2016 obtenu pour l’atelier de la Fée au Duc à Saint-Herblain (Loire-Atlantique). Si ce programme immobilier est important pour LCA, c’est que, pour la première fois, l’entreprise était à la fois constructeur et promoteur à travers la structure familiale Bonnin Charbonneau qui regroupe LCA et HCL Habitat, spécialisée dans la menuiserie et les aménagements intérieurs. Et l’opération devrait avoir des suites : « Un client nous a demandé de réaliser sensiblement le même programme pour son compte », explique Karine Bouhier, qui a pris, avec ses deux frères Frédéric et Christophe Bonnin, la succession de son père à la tête du groupe en 2010. A l’image de Nateko, une société nouvellement créée sur le marché des éco-lodges clés en main, la stratégie du groupe est de proposer une offre de plus en plus globale. « Nous commençons à répondre ensemble sur des macrolots et en entreprise générale », déclare Christophe Bonnin. Le groupe a, par exemple, été retenu pour la réhabilitation énergétique du collège La Reinetière à Sainte-Luce-sur-Loire (Loire-Atlantique). Ce chantier s’ajoute à la longue liste des références, aux côtés de la réhabilitation du musée Baccarat à Paris, de la structure bois de la façade de la halle XXL du Parc des expositions de la Beaujoire à Nantes, ou encore d’un R + 4 en bois en cœur d’îlot à Paris (XIXe). « Sur ce chantier, nous avons réalisé l’étude structurelle du bâtiment et la pose, en deux mois, du système constructif en bois massif CLT », explique Christophe Bonnin qui souhaite développer le marché parisien.

Préfabrication en atelier.

Le savoir-faire technique est un élément de différenciation dans un secteur où les prix baissent et les marchés publics diminuent. Souhaitant développer la préfabrication en atelier, LCA vient d’investir dans une machine de « nesting » (usinage de panneaux) afin d’internaliser ces prestations, mais aussi de proposer un service industriel en assurant l’usinage, le sciage, le défonçage et le perçage sur tous types de matériaux. Autre élément de différenciation, la Responsabilité sociale de l’entreprise (RSE). « Nous sommes certifiés PEFC et 80 % de nos bois sont achetés en France », assure Karine Bouhier. Afin de mesurer cet engagement, LCA l’a fait évaluer par l’agence de notation Biom Attitude qui détermine le pourcentage de retombée économique qu’une entreprise apporte à son territoire. Avec l’équivalent de 51 % de son chiffre d’affaires redistribué localement, LCA compte parmi les entreprises les plus vertueuses du secteur. « Le Moniteur » l’avait d’ailleurs pressenti en la consacrant, en 2013, lauréat national des Prix de la construction dans la catégorie « gros œuvre ».

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ENCADRE

Chiffre d’affaires : 9,3 millions d’euros. Effectif : 65 salariés. Fonds propres : 3,3 millions d’euros. Filiales : Les Charpentiers de l’Atlantique (construction bois), HCL (menuiseries et aménagements intérieurs), Nateko (lodges pour l’hôtellerie de plein air).

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