Technique et chantier

Bomag relance la concurrence dans le domaine des raboteuses de 2 m

Mots clés : Concurrence - Matériel - Equipement de chantier - Réseau routier

Route. En présentant une nouvelle raboteuse à froid de 2 m de large lors d’Intermat 2015, Bomag s’attaque à la suprématie de Wirtgen et compte gagner des parts de marché.

Avec une part du marché mondial proche de 70 %, Wirtgen domine de la tête et des épaules le secteur des raboteuses à froid. L’un de ses concurrents, Volvo, vient de jeter l’éponge en annonçant qu’il arrêtait la fabrication de cette ligne de produits héritée du rachat d’Ingersoll Rand. Dans le même temps, Caterpillar se fait particulièrement discret autour de sa gamme de matériels routiers… Reste Bomag. La marque, autrefois spécialiste du compactage, regroupe dorénavant d’autres lignes de produits anciennement estampillés « Marini », dont des finisseurs et des raboteuses routières. Ce changement de logo n’est pas qu’une valse d’autocollants ; il n’a lieu que quand le produit a effectivement été pris en main par les équipes allemandes. C’est ici le cas non seulement pour le design et la conception de la machine, mais aussi pour sa fabrication, cette raboteuse étant assemblée en Allemagne et non plus en Italie. Entièrement redessinée, cette BM 2000/75 d’une largeur de travail de 2 m est également remotorisée puisque le Deutz de 600 ch du précédent modèle est remplacé par un MTU de 750 ch, un surcroît de puissance pour accompagner un alourdissement de la machine, qui passe de 32 à 36 t. Le plus important changement concerne l’entraînement du tambour, aujourd’hui entièrement hydraulique. Cette technique a comme avantage d’être plus souple que l’entraînement mécanique et de permettre une variation de la vitesse de rotation en fonction de la nature du matériau et de la vitesse d’avancement de la machine, ce pour une meilleure productivité et une diminution de la consommation de pics. Cette raboteuse, comme d’autres produits Bomag, ne se présente pas comme une machine truffée de technologies — un créneau cher à Wirtgen — mais comme un matériel évolutif, que chacun peut complexifier selon son souhait en y ajoutant une foule d’options. Parmi elles, un aspirateur à poussières qui agit directement dans la cloche de rabotage et rabat les poussières à l’intérieur d’un tapis convoyeur capoté. Cela est une réponse au problème d’exposition des travailleurs aux poussières de silice, un danger moins médiatisé que l’exposition aux vapeurs de bitume mais tout aussi préoccupant pour les opérateurs de raboteuses routières.

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