Territoires Montpellier

Bois, chanvre et terre crue équipent la Maison de la chasse et de la pêche

Mots clés : Bois - Produits et matériaux

Une longue façade courbe de bois et de verre, protégée par une toiture ondulante plantée d’espèces méditerranéennes. Posée entre une voie rapide et le centre commercial Odysseum à l’entrée Est de Montpellier, la Maison régionale de la chasse et de la pêche, détonne. La région Languedoc-Roussillon, maître d’ouvrage, a voulu faire de ce bâtiment de 350 m2, inauguré à la fin du mois de novembre, une vitrine de la ruralité et un modèle d’écoconstruction. L’agence Architecture Environnement a répondu à cette demande en dessinant un « abri » à la forme organique, largement ouvert au sud. Le bâtiment est fait d’une succession de portiques en bois disposés sur une trame régulière de 85 cm. « La charpente a été entièrement dessinée sur ordinateur, souligne Gilles Touren, de l’entreprise Environnement Bois. L’ouvrage étant courbe, en plan comme en élévation, aucun portique n’est identique. Il s’agissait également de calculer des pièces les plus fines possibles pour obtenir la légèreté structurelle voulue par l’architecte. »

Hormis la façade sud vitrée, les parois extérieures sont réalisées en ossature bois et béton de chanvre projeté. « Ce matériau apporte de l’inertie et constitue un excellent isolant phonique », souligne Laurent Pelus, architecte. A l’intérieur, un mur en terre crue de 60 cm d’épaisseur sépare les bureaux du hall ouvert au public. « Cet ouvrage a été réalisé avec la terre extraite du sol lors du creusement des fondations », précise Laurent Pelus. La toiture, débordante, est isolée par 30 cm de fibres de bois. Elle est dotée d’une couverture végétale destinée à limiter les chocs thermiques et à retenir l’eau de pluie.

Bâtiment durable méditerranéen niveau or.

L’orientation du bâtiment et la qualité de l’isolation devraient limiter la consommation énergétique à 50 kWh ep/m2.an, soit un ratio inférieur de 20 % à la référence RT 2012. L’ouvrage a aussi obtenu la reconnaissance BDM (Bâtiments durables méditerranéens) niveau or. « C’est un projet de taille modeste mais qui cache beaucoup de travail technique », souligne Laurent Pelus.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X