Edito

Bientôt une Google de 25 t ?

Caterpillar annonce la couleur : « Il y a une vraie transformation de notre monde autour des nouvelles technologies. Nous voulons être le leader dans ce domaine et nous apporterons des solutions non seulement pour les machines Caterpillar mais également pour toutes les autres machines ». L’Américain considère en effet que les technologies de l’information et de la communication vont envahir les engins de chantier. Les autres constructeurs ne sont pas en reste. Pour preuve : une enquête commandée par le CECE, le Comité européens des constructeurs d’engins, a demandé aux fabricants quelles seraient les techniques appelées à se développer au cours des cinq années à venir. « La télématique » ont répondu 62 % d’entre eux. Les machines vont donc communiquer, c’est-à-dire envoyer à chaque seconde un flot de méga-données dont l’analyse sera, espère-t-on, riche d’enseignements. Mais des questions restent en suspens, et pas seulement d’ordre technique. Celles-ci par exemple : à qui appartiennent les données émises par une machine ? A son fabricant ou à son propriétaire ? Un fournisseur est-il fondé à observer et à analyser dans leurs moindres détails les méthodes de travail de ses clients ? Le modèle évoqué par Caterpillar est-il celui d’un monopole complet, comme ceux qui dominent actuellement la nouvelle économie numérique ? Alors oui, il est facile d’imaginer les gains en termes de gestion et d’exploitation que la connexion des engins de chantier peut apporter. Mais cela sera probablement au prix d’une soumission à un ogre de la Silicon Valley actuel ou en gestation.

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