Evénement Numérique

Bientôt un espéranto du BIM

Mots clés : Logiciels - Outils d'aide - Normalisation - Marquage CE

Les propriétés des objets qui constituent les modèles BIM ne sont pas harmonisées. La norme est donc très attendue.

Pour l’heure, aucune harmonisation n’existe sur les objets du building information modeling (BIM). Ainsi, dans certaines agences, les objets des industriels sont proscrits. « Nous ne les utilisons jamais », assure Marielle Martin, architecte et BIM manager de l’Agence Nicolas Michelin et Associés. Tout au plus, les architectes sont-ils autorisés à récupérer leur géométrie. Les objets (menuiseries, portes, cloisons, VMC, etc. ) sont donc recréés en interne. « Je vérifie alors que les propriétés sont correctement renseignées avant de les ajouter à notre base de données », poursuit-elle. Pourquoi ne pas utiliser les objets mis à disposition par les industriels ? « Parce qu’un même produit sera considéré différemment en fonction de l’intervenant sur un projet », explique de son côté Daniel Hurtubise, BIM manager de l’agence Renzo Piano Building Workshop. Par exemple, pour une plaque de plâtre, l’architecte n’a pas besoin de données précises sur ses dimensions. En revanche, l’économiste voudra connaître précisément les surfaces, tandis que le plaquiste aura besoin de savoir leur nombre et leurs dimensions exacts afin d’organiser son chantier. Trop de données en début de projet constituent même une pollution pour les architectes.

L’utilisation de données structurées de la même manière pour tous facilite l’interopérabilité et donne confiance.

Comment harmoniser les descriptions des milliers de références qui constituent une maquette numérique ? La question taraude aussi les industriels....

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5947 du 03/11/2017
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