Régions Briançon

Bientôt des hôtels de luxe dans l’ancien fort Vauban

Mots clés : Hôtels et pensions de famille

Un hôtel et des boutiques de luxe nichés dans une citadelle Vauban : tel est le pari audacieux lancé par le promoteur stéphanois Next Financial Partners (NFP) à Briançon, dans les Hautes-Alpes. Avec le soutien de la municipalité, ce promoteur prévoit de reconvertir le fort des Têtes, une friche militaire du XVIIIe siècle perchée à 1 440 m, au-dessus de la plus haute ville d’Europe culminant 100 m plus bas.

Désaffecté depuis huit ans, ce site est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008. Après deux années de lourds travaux et 65 millions d’euros dépensés, les 24 bâtiments de Vauban se transformeront en un pôle de tourisme haut de gamme sur 17 000 m2 de surface de plancher, comprenant deux hôtels (le premier de 5 étoiles et 41 chambres, le second de 4 étoiles et 54 chambres), un restaurant gastronomique, deux espaces bien-être, 14 logements locatifs et un centre commercial. Le complexe accueillera également un centre de congrès qui sera aménagé dans l’ancienne chapelle de la caserne.

Construction d’un téléphérique. L’accès au site s’effectuera depuis un téléphérique qui partira du champ de Mars, sur les hauteurs de la vieille ville. Cet équipement nécessitera un investissement complémentaire d’environ 5 millions d’euros. Le promoteur espère attirer la première année 50 000 visiteurs, dont la moitié d’étrangers, et près de 100 000 dès l’année suivante. Avec à la clé la création de 300 emplois.

« Près de 150 investisseurs français ont adhéré à ce projet financier innovant qui répond à trois objectifs : un investissement sur dix-sept ans, une rentabilité de près de 9 % par an et une défiscalisation à 100 % », s’enthousiasme Ludovic Arnaud, président de NFP. Le permis de construire doit être déposé à la fin octobre pour un démarrage du chantier en mai 2018 et une livraison à l’été 2020. Pour la Ville, cet engagement d’un investisseur privé est une bénédiction. « Il s’agit d’un projet solide et sérieux », se réjouit le maire (PS) Gérard Fromm, en quête d’un repreneur pour cette friche depuis le départ des militaires en 2009. « L’Etat et les collectivités (région, département et commune) dépensent chaque année 1,5 million d’euros dans des travaux de sauvegarde », rappelle l’édile. Malgré cet investissement, douze bâtiments du fort sont en état de péril.

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