Enjeux

BFC chasse les PPP sur le terrain des majors

Mots clés : Education - ERP sans hébergement - Établissements sportifs couverts - Grand âge - PME - Réglementation - Structures d'accueil pour personnes âgées et personnes handicapées dépendantes

Collège, Ehpad, piscine…

A force de ténacité, cette PME orléanaise s’est fait un nom dans la conception-réalisation et les marchés globaux.

Elle a tout d’une grande. Depuis une petite dizaine d’années, la société orléanaise Bâtiment Force Centre (BFC) cultive sa singularité en décrochant d’importants marchés publics en conception-réalisation, voire en partenariat public-privé (PPP), parfois devant des majors comme Bouygues ou Vinci. Parmi les derniers en date, une école et un gymnase à Orléans (Loiret), ou encore le centre aquatique de la communauté de communes du Grand Chambord (Loir-et-Cher) dont les travaux débutent en ce mois de février. « On entend souvent dire que ce genre de marché n’est pas fait pour des PME. Nous, nous démontrons le contraire », explique le président du directoire Patrice Delord, aux commandes du groupe depuis sa création en 1997.

A l’époque, 12 entreprises orléanaises du bâtiment choisissent de se réunir dans le capital de cette SA pour chasser en meute des marchés en entreprise générale. Au bout de quelques années, BFC franchit un cap en s’attaquant à l’ingénierie de projet, en conception-réalisation, en promotion, et enfin sous forme de PPP. « Nous avons démarré par deux consultations avec Icade, que nous avons perdus. Nous avons failli abandonner mais pour notre troisième dossier, monté avec l’aide de BTP Banque, nous sommes arrivés deuxième, devant Vinci. Cela nous a convaincus de continuer dans cette voie en travaillant sur nos points faibles comme l’entretien ou la maintenance », raconte Patrice Delord.

De 60 à 70 % de marchés globaux. A partir de 2010, ces efforts payent. L’entreprise décroche un projet d’Ehpad à Meung-sur-Loire (Loiret) sous forme de bail emphytéotique administratif, des logements pour le Crous à Bourges (Cher), puis un PPP avec la Ville d’Orléans. Dans le même temps, le groupe se recapitalise et se structure, en créant notamment la société BFC Partenaires, chargée du montage opérationnel et du portage des sociétés de projet pour chacune des opérations. « Notre activité se répartit désormais entre 60-70 % de marchés globaux de type PPP ou autres, et 30-40 % de marchés en entreprise générale, précise le président du directoire. D’ailleurs, si nous étions restés sur ce seul créneau, nous aurions déjà disparu ! » Avec un chiffre d’affaires total d’environ 115 millions d’euros, le groupe génère 20 à 30 % de l’activité de ses entreprises actionnaires (gros œuvre, menuiserie, serrurerie, finition, couverture, etc. ), qui sont privilégiées sauf lorsqu’elles ne sont pas compétitives. Il fait en outre appel à des compétences extérieures, notamment sur les plans juridique et financier. « Si nous y arrivons, c’est que nous avons démystifié les PPP, souvent présentés comme trop complexes pour des entreprises comme la nôtre. Il suffit d’avoir du bon sens et de savoir s’entourer », explique Patrice Delord. A 67 ans, celui-ci s’apprête à passer la main : Guillaume Château, un ingénieur BTP recruté depuis peu, prendra officiellement la relève dans un an.

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