Enjeux

BEG surfe sur la logistique commerciale

Mots clés : Conception

L’ingénieriste orléanais profite de la dynamique de la grande distribution pour accélérer son développement.

Numéro un français de la construction de centres commerciaux, BEG Ingénierie fêtera l’an prochain ses 50 ans. Depuis 1966, cette société orléanaise accompagne les Auchan, Carrefour et autres ténors de la grande distribution en France et à l’étranger, avec plus de 7 millions de m2 réalisés sur cette période. « L’ingénierie commerciale, c’est notre ADN », résume son président Hugues Golzio. Ancien cadre de BEG, il a racheté l’entreprise en 2005 avec trois de ses collègues. A l’époque, la société était aux mains de l’Américain Simon Property Group, qui l’avait reprise sept ans plus tôt.

Sous l’impulsion du numéro 1 mondial des centres commerciaux, BEG s’est orienté vers l’investissement en Pologne, où Carrefour s’implantait alors à grande échelle. La société y a réalisé une dizaine d’opérations, dont Arkadia à Varsovie, le plus gros centre commercial d’Europe de l’Est. En revanche, l’activité d’ingénierie n’était plus une priorité à l’époque. Or, pour Hugues Golzio, c’est la « marque de fabrique distinctive » de BEG par rapport à ses concurrents. D’où sa décision de reprendre BEG pour recentrer cette PME sur ses fondamentaux.
Que ce soit en maîtrise d’œuvre ou pour son activité clés en main, l’entreprise connaît alors une progression ultrarapide. Le chiffre d’affaires passe de 45 millions à 85 millions d’euros en cinq ans et l’effectif de 120 à 260 personnes. Après la Pologne et l’Italie, BEG ouvre des filiales en Russie, Ukraine, Roumanie, au Maroc et en Algérie. En France, elle travaille avec des foncières comme Apsys ou Unibail, avec lequel elle réalise par exemple le centre commercial Rennes Alma et développe son activité logistique. Mais la crise financière de 2008-2009 stoppe net cette ascension. BEG doit tailler dans ses effectifs et intégrer de nouveaux partenaires à son capital, le fonds Sofimac Partners et le FSI, remplacés par Bpifrance et BNP Paribas en 2013.

Deux gros chantiers avec Leclerc.

Depuis, l’entreprise a bien redressé la barre, avec un résultat d’exploitation positif de deux millions d’euros. Elle prévoit 80 millions de chiffre d’affaires en 2015 et 100 millions en 2016. C’est l’activité clés en main en France qui tire la croissance. BEG profite de l’e-commerce et de la construction de nouveaux centres logistiques automatisés par des clients comme Intermarché et Leclerc, avec deux gros chantiers à Colmar (Scapalsace) et Arras (Scapartois). « Le commerce reste pour nous un axe fort, ce qui nous a permis d’être épargnés par la crise immobilière et la baisse des marchés publics », ajoute le président. A l’export (25 % de l’activité), l’entreprise a signé avec Auchan en Ukraine et lorgne désormais l’Afrique de l’Ouest. Mais à 50 ans, BEG ne se contente pas de consolider ses points forts. La société cherche aussi à se réinventer et propose « une troisième voie entre clés en main et maîtrise d’œuvre ». Présentée au prochain Simi, l’offre, baptisée OpenBox Co Design&Build, permettra notamment au client d’opter pour un partage des résultats en cas d’amélioration de la performance économique d’un chantier. Avec, à la clé, de nouvelles perspectives de croissance.

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