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Béchamps Les plaquettes de bois remplacent le fioul

Mots clés : Bois - Eau - Energie renouvelable - Equipements techniques et finitions - Produits et matériaux

Descriptif : chauffage et production d’eau chaude pour une exploitation laitière et une habitation accolées • Spécificité : production du combustible par l’agriculteur • Prix : environ 30 000 €HT, hors construction du silo • Durée : 8 jours.

Située en Meurthe-et-Moselle, à 34 km de Metz, Béchamps est une petite commune rurale d’une centaine d’habitants. La ferme d’Halloy y occupe 170 hectares consacrés à l’élevage de bovins et à la culture de céréales. Elle produit tous les ans environ 450 000 litres de lait. Dans cette exploitation, les besoins d’eau chaude sont importants. C’est dorénavant une chaufferie au bois automatique qui permet de la produire.

Le lait est stocké dans un réservoir d’une capacité totale de 5000 litres, conservé à une température de 3 °C par l’intermédiaire d’un système de réfrigération avec échange sur l’air ambiant. La traite s’effectue matin et soir, à l’aide d’une trayeuse mécanique raccordée à 2 rangs de 6 postes de travail. Le « tank » est vidé tous les deux jours par le camion-citerne de la laiterie. « Les installations sont nettoyées après chaque traite et après chaque collecte du lait », explique Thibault Huguenin, exploitant de la ferme. L’opération nécessite un lessivage et un rinçage avec une eau à 60 °C. Elle se traduit par une consommation d’environ 170 litres les jours de traite et plus de 300 litres les jours de collecte.

Initialement, la production d’eau chaude était assurée par la chaudière fioul du logement de 350 m², associé à l’exploitation. En 1990, ce générateur a été équipé d’un avant-foyer Swebo permettant de brûler du bois déchiqueté. Une solution économique pour l’agriculteur, qui produit ses propres plaquettes à partir des déchets d’une scierie locale. Avec un inconvénient toutefois : l’astreinte du rechargement quotidien de la petite réserve de combustible. « Aussi, lorsque le système est tombé en panne dans le courant de l’année 2008, raconte Thibault Huguenin, nous avons décidé d’investir dans une chaudière bois automatique. »

Une puissance de 60 kW en «...

Vous lisez un article de la revue Journal du chauffage n° 163 du 01/07/2009
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