Territoires

Beauvais François Chochon et Laurent Pierre entrent en scène

«L’idée d’un clos beauvaisien a été bien comprise », se félicite l’architecte François Chochon qui, avec Laurent Pierre, a été retenu par la communauté d’agglomération du Beauvaisis pour réaliser le futur théâtre de Beauvais. Le projet des architectes parisiens a été jugé par le maître d’ouvrage « réaliste, esthétique et fonctionnel au regard des besoins exprimés ». François Chochon et Laurent Pierre confient avoir été guidés par l’esprit des urbanistes de la reconstruction Georges Noël et Jacques-Henri Labourdette : « Nous avons été inspirés et influencés par cet espace de dialogue entier, radical et à la fois déconcertant autour de l’église Saint-Etienne. » Le projet des deux hommes vient en quelque sorte homogénéiser et achever l’espace. « La présence singulière en cœur de ville d’un objet non rationalisé comme un théâtre ouvre l’éventualité d’un acte fondateur fort », développent-ils. Coutumiers des équipements culturels tels que la Maison des arts d’Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin), le conservatoire à rayonnement régional d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) ou encore le pôle culturel de Monceau-les-Mines (Saône-et-Loire), François Chochon et Laurent Pierre répondent ici aux missions d’une scène nationale.

Ouverture sur le centre-ville.

Baigné de lumière et offrant « une possibilité d’échange entre les différents publics », le bâtiment prendra place sur l’emprise de l’actuel théâtre, qui sera démoli. Pour une meilleure identification, il sera cependant réorienté afin que l’entrée du hall – voulu « comme un axe passant reliant l’Est à l’Ouest » – ouvre directement vers le centre-ville. Construit sur plus de 5 000 m2, il comprendra une salle de 675 places, une autre modulable de 200 places, une troisième pour les activités pédagogiques, des surfaces logistiques, des espaces administratifs, des bureaux ainsi que des lieux d’accueil et de convivialité pour le public.

Après une campagne de fouilles archéologiques, les travaux devraient débuter en 2017 pour s’achever en 2019. Avec, cette fois, l’engagement de ne pas dépasser les 19,5 millions d’euros de budget, car le souvenir de l’appétit financier d’un premier projet avorté en 2014 reste dans les mémoires. « Une contrainte qui nous invite à faire preuve d’ingéniosité », conclut François Chochon.

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