Régions Chartres

Beaulieu joue l’ouverture

Après avoir longtemps traîné une mauvaise réputation, le quartier HLM de Beaulieu, à l’entrée sud-est de Chartres (Eure-et-Loir), ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Alors que la première phase de sa recomposition vient de s’achever sous la houlette de l’agence parisienne Arc. Ame, qui a supervisé dix ans de travaux, la seconde s’amorce, avec de nouvelles démolitions en projet. « Nous avions établi le constat d’un quartier fermé sur lui-même, avec des espaces extérieurs inaccessibles. Nous avons donc fait le pari de l’ouvrir, en redessinant des îlots et en créant une nouvelle trame viaire », explique l’architecte urbaniste Laurent Pezin.

Sur les 1 458 logements du quartier, 640 ont été détruits entre 2008 et 2016, dont 430 au titre de l’Anru, tandis que tous les autres ont bénéficié de travaux provisoires de résidentiali-sation. A la place d’une partie des barres des années 1970 s’élèvent des collectifs de petite taille, très ouverts sur l’espace public, avec des cages d’escalier à ciel ouvert et de larges terrasses. Soucieuse de rétablir une plus grande mixité sociale, la munici-palité, maître d’ouvrage, a choisi d’associer le locatif social (25 %), l’accession à la propriété et le parc privé.

Désenclaver la ZAC. Dans ces nouveaux espaces, la voiture se fait discrète, garée en souterrain ou dissimulée en rez-de-chaussée des nouveaux immeubles, au profit d’aménagements paysagers en surface. La construction d’une place, d’un grand mail commerçant et piéton et d’une nouvelle voie est-ouest a contribué à désenclaver cette ZAC de 35 ha.

Pour redorer l’image du quartier, Chartres a beaucoup investi dans les équipements publics. Elle a ainsi construit un groupe scolaire dessiné par Edouard François, un skate park , un terrain de squash qui attire bien au-delà du quartier, une salle omnisports, et aménagé une plaine sportive en bordure de la zone d’activité voisine. Et ce n’est pas fini. Ce programme, qui a mobilisé environ 123 millions d’euros, va se prolonger avec la démolition de 260 logements supplémentaires avant l’été, et plus de 200 autres d’ici à 2025, dans le cadre de la poursuite de l’opération.

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