Régions

Bassin d’Arcachon Un gros programme de travaux pour maintenir la qualité des eaux

Mots clés : Collectivités locales - Eau - Travail

Avec un budget de 36,4 millions d’euros, le syndicat intercommunal du bassin d’Arcachon (Siba) veille à la qualité des eaux. Créé en 1964, il regroupe six communes du nord du bassin et la communauté d’agglomération Bassin d’Arcachon Sud.

Pour le président du syndicat intercommunal du bassin d’Arcachon, Michel Sammarcelli, la campagne de travaux lancée ce printemps est représentative d’une stratégie de maintien de ce qui fait la valeur du bassin : « garantir la qualité des eaux, source de la richesse ostréicole et mytilicole du bassin ». En pratique, il s’agit à la fois de draguer les chenaux d’accès aux différents ports du bassin, entretenir et développer le réseau d’assainissement des communes qui l’entourent et dont le collecteur principal enserre le bassin du cap Ferret à La Teste-de-Buch, et se développe sur 1 100 km de réseaux.

Consolider, désensabler

Ce printemps, a démarré le dragage du port et du chenal d’Andernos-les-Bains. Le sable dégagé permettra de consolider la digue ouest du port ostréicole et de réensabler la plage communale. Des travaux effectués par la drague du Siba « la Moutchalette » et un remorqueur. « Il y a sept ans, le Siba a pris une compétence maritime pour accomplir des travaux de sécurisation que n’effectuaient plus, ou trop partiellement, les services de l’Etat, explique Michel Sammarcelli ; il s’agit à la fois de réensabler les plages, dégager les accès aux ports ostréicoles, aux ports communaux, et de désensabler les jetées. » Ce printemps, le Siba a lancé le dragage du port de la Hume et de son chenal d’accès, un dégagement de quelque 8 500 m3 de sable. «Cette compétence s’ajoute à notre mission historique, le développement et l’entretien d’un réseau d’assainissement reliant les communes du bassin à trois stations d’épuration. » Dans ce programme, le Siba a lancé de gros travaux de gestion des eaux pluviales sur le secteur est à Meyran : « Il s’agit de construire un bassin de rétention des eaux pluviales à l’amont de la voie ferrée Bordeaux-Arcachon, d’améliorer le fil d’eau, de déplacer l’exutoire des eaux pluviales et créer un poste de pompage au niveau du port de Meyran. » Objectif : évacuer l’eau pluviale sous pression ou en refoulement, quelle que soit la marée ou les débits. Dans la commune du Teich il a fallu rénover entièrement un collecteur d’eaux usées.

Ouvrages de rétention

« La partie la plus spectaculaire a consisté à tuber sur 360 m l’ancienne canalisation en béton par un tuyau en PEHD (diamètre 1 000), tout en opérant le long de la voie rapide A 660 Bordeaux-Arcachon qui demeurait en circulation », explique Sabine Jeandenand, ingénieur en travaux maritimes et responsable des services techniques du Siba. Parmi les travaux lancés dernièrement aussi, la construction d’un bassin de rétention des eaux usées à Lanton (station de pompage de Taussat). Tous les travaux, ouvrages de relevage, de rétention, collecteurs réhabilités et stations de pompage permettent d’envoyer les eaux vers la station d’épuration de Biganos. Cet ouvrage compact en béton lazuré (voir « Le Moniteur » du 21 sept. 2007, p. 52) avait été inauguré en septembre 2007 par Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie.

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« Le Siba gère 1 100 km de réseaux, 414 postes de pompage... »

Michel Sammarcelli, président du Siba (syndicat intercommunal du bassin d’Arcachon).

« L’ostréiculture et le tourisme sont la richesse du bassin d’Arcachon. Nos compétences se sont étendues avec le temps de l’assainissement à tous les types de travaux qui permettent de maintenir la qualité des eaux, notamment par un gros travail sur les eaux pluviales et depuis sept ans des travaux maritimes de dragage. Nous avons des moyens propres dédiés à cette mission : des marins salariés et un ingénieur de travaux maritimes qui nous permettent à la fois d’effectuer nos campagnes de mesures bathymétriques, le dragage, et de définir nos besoins de travaux maritimes et d’assainissement. Nous réalisons tous les ans 500 000 euros de travaux maritimes en régie, et nous déléguons en moyenne 1,5 million de travaux maritimes et terrestres. Nous gérons 1 100 km de réseaux, 414 postes de pompage, trois stations d’épuration et un émissaire en mer. »

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