Territoires

Bas-Rhin Sélestat remet son centre historique en valeur

Végétalisé et partagé entre piétons et voitures : l’aménagement que lance Sélestat entend accompagner la remise en valeur du centre de la commune bas-rhinoise de 19 500 habitants, en parallèle de la rénovation de sa Bibliothèque humaniste. Le long des 250 mètres entre le boulevard Leclerc d’entrée/sortie de centre-ville et le prestigieux équipement culturel, l’urbaniste-paysagiste Alfred Peter conçoit un parcours d’abord exclusivement piétonnier, puis en zone 20 permettant un retour modéré de la voiture. Le compromis répond à une attente des commerçants.

Le projet part du « poumon vert » que procure un terrain mis à disposition par l’Espé (Ecole supérieure du professorat et de l’éducation) à l’orée du centre. Ce parc de 105 ares se prolongera par la plantation d’éléments végétaux dans le centre dense, tandis que le revêtement passera de l’enrobé grenaillé au pavage dallage dans la zone proche de la Bibliothèque. Programmés en 2017, les travaux représentent 2 millions d’euros HT, y compris la requalification de la place d’Armes dans le cadre d’une redéfinition de la politique de stationnement.

Amélioration de l’habitat.

« L’aménagement ne suffira pas à enrayer l’appauvrissement du centre-ville. Il doit être relayé par la rénovation du patrimoine historique bâti, et l’amélioration de l’habitat : nous recensons 327 immeubles vacants, en état dégradé ou en très mauvais état », souligne Jacques Meyer, le premier adjoint. Signée le 27 mai, une Opah-RU (opération programmée d’amélioration de l’habitat de renouvellement urbain) déclenchera 20 millions d’euros de travaux pendant cinq ans, pour la réhabilitation de 300 logements et la rénovation des façades de 350 autres. D’incitatif, le dispositif deviendra coercitif envers les propriétaires restés inactifs pendant un an, sous la forme d’une ORI (opération de restauration immobilière). La double mécanique fait appel à l’expertise de la société publique locale mulhousienne Citivia (ex-Serm). La Ville mobilise aussi le privé pour la montée en gamme : elle a confié au groupe François 1er la conversion du couvent Saint-Quirin en 46 logements pour investisseurs. Les travaux de près de 12 millions d’euros TTC s’achèvent début 2018.

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