Territoires

Bas-Rhin La mue d’une chaufferie en école des arts

Cinquante ans après sa mise en sommeil, la chaufferie de la SACM d’Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin) s’apprête à commencer une seconde vie en se transformant en école des arts. A la rentrée prochaine, la Vill’A – ex-Maison d’enseignement et de pratique des arts – accueillera ainsi 850 élèves jusque-là disséminés sur plusieurs sites. « Notre volonté a été de décloisonner les pratiques en créant des espaces et des circulations favorisant les rencontres, indique Pascale-Eva Gendrault, maire adjointe à la culture. Un autre objectif était de préserver l’identité industrielle du site. »

A partir de ce cahier des charges, les architectes François Chochon et Laurent Pierre ont imaginé un système de « boîtes dans la boîte ». « Notre projet tire parti des qualités structurelles et des volumes hérités du bâtiment industriel », résume François Chochon. Le socle aveugle a été réservé aux activités bruyantes avec une salle de percussions et un studio de répétition. Le grand plateau de danse de 300 m² bénéficie des vastes baies vitrées d’origine et de hauteurs généreuses. Les niveaux supérieurs mêlent salles d’activités (arts plastiques, cours de musique) et espaces d’ouverture (salle d’exposition, résidence d’artistes), tout en offrant au regard les silos d’alimentation de la chaufferie qui forment toujours l’épine dorsale du bâtiment.

Continuité des promenades sur l’Ill.

Côté sud, une verrière crée la liaison avec le paysage, un autre point fort du programme. Entourée de 4 300 m² d’espaces verts, en grande partie ouverts au public, la Vill’A crée une continuité entre les différentes sections de promenade qui préexistaient sur l’Ill. Deux passerelles assurent, en effet, la jonction avec l’espace urbain, l’une vers la salle de spectacle de l’Illiade et l’autre vers le centre-ville en pleine rénovation. « Travailler au bord de l’eau, et dans un bâtiment aussi complexe, a rendu ce chantier atypique », reconnaît Pascal Meyer, directeur du patrimoine bâti de la Ville. Les difficultés techniques, liées notamment aux fondations, ainsi que les adaptations souhaitées par la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, ont fait passer les coûts prévisionnels de travaux de 9 à 12,3 millions d’euros HT, dont 2 millions d’euros pour les passerelles d’accès.

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