Edito

BAS-CÔTÉS

L’élection présidentielle aura rendu tangible et quantifiable un phénomène peu lisible et peu médiatisé, l’existence d’une « France périphérique » . Les votes dits « populistes » (essentiellement Le Pen et Mélenchon), qui ont réuni plus de 40 % des voix au premier tour, sont majoritaires dans les zones rurales, périurbaines et les petites et moyennes villes. Ce vote d’une ampleur inédite traduit le désarroi d’une grande partie de la population qui se sent abandonnée, laissée sur les bas-côtés de la mondialisation, à l’écart des circuits imposés de la réussite. Le constat est cruel, d’autant plus qu’il contredit l’idée généralement admise, au moins depuis l’après-guerre, que le progrès économique et technologique, dans son inexorable marche en avant,...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 260 du 17/05/2017
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