Régions

Bailleurs sociaux Bretagne Sud Habitat veut augmenter sa production

Mots clés : Démarche environnementale - Développement durable - Energie renouvelable

Directeur depuis douze ans de l’office départemental HLM du Morbihan, Jean-Jacques Guth vise maintenant le cap des 300 à 400 logements construits par an : « Jusqu’en 2003, nous étions à 200 logements. Aujourd’hui, nous atteignons les 300 mais la demande est si importante qu’il faut encore passer à la vitesse supérieure. »

Un challenge pour Bretagne Sud Habitat (BSH), d’autant plus que sur les quelque 14 000 logements qu’il possède, un tiers se trouve en zone rurale. « Cela implique des opérations de petite taille, pas toujours très faciles à réaliser », commente le dirigeant. De fait, sur les 261 communes du département, le bailleur social intervient dans 210 municipalités. Cette fois, face au développement démographique important du Morbihan, Bretagne Sud Habitat cible les communes littorales et rétro littorales. « Nous allons énormément travailler sur l’axe Vannes-Lorient-Auray mais également sur les territoires en développement situés le long des routes à 2 x 2 voies, comme Ploërmel ou Pontivy », prévient Jean-Jacques Guth.

Avec ses 189 salariés dont la moitié répartie dans les cinq agences, l’office HLM est engagé dans plusieurs programmes de démolition-reconstruction comme dans les communes de Guer, Questembert, Mauron ou encore Locminé. « Nous préférons démolir : outre la mise aux normes des logements, il s’agit également d’une question d’image du logement social », précise-t-il. Et d’ajouter : « Toutefois, sur plusieurs sites, nous allons réhabiliter un tiers des logements afin de garder des loyers très modestes. »

Ainsi, à Auray, sur un ensemble de 300 appartements, 200 logements vont être démolis et le reste réhabilité. Une partie a déjà été démolie et ensuite, les logements restants bénéficieront d’un investissement de l’ordre de 25 000 euros. « Des capteurs thermiques ont été installés sur le toit afin de produire l’eau chaude sanitaire. Subventions comprises, le loyer augmentera de cinq euros par mètre carré mais c’était une demande très forte d’un élu écologiste », indique Jean-Jacques Guth.

Pour repérer les jeunes architectes, BSH leur confie des opérations entre quatre et dix logements. « Nous publions dans la presse une mise en concurrence. En moyenne, nous recevons une dizaine de réponses. Tous les ans, nous travaillons avec de nouvelles personnes. C’est très intéressant tant sur le plan des idées et des méthodes que sur le plan financier », souligne le directeur.

Aborder le développement durable sous un angle plus large

Avec les entreprises, BSH traite le plus souvent en lots séparés : « Ici, les entrepreneurs ne sont pas habitués à s’associer ponctuellement en groupement. Résultat : nous faisons appel à une entreprise générale uniquement sur les dossiers complexes », poursuit Grégory Heslot, directeur du développement. Si les deux responsables jugent globalement satisfaisante la qualité du travail, elles déplorent que les entreprises délaissent les appels d’offres publics pour se consacrer au marché privé. « Des entreprises plus jeunes leur ont succédé, pas forcément très expérimentées et qui nous ont plantés quelques chantiers. C’est surtout vrai dans le gros œuvre. Dans le Morbihan existe un excellent tissu d’artisans mais ils ne sont absolument pas organisés », détaille-t-il. Et le développement durable ? « Depuis trois ans, nous avons tout essayé : les terrasses végétalisées, la géothermie avec la pompe à chaleur, la biobrique, etc. Le maître d’ouvrage doit, en effet, apprendre le procédé constructif mais il faut absolument que l’architecte le maîtrise et le prenne en charge. Et puis, dans la construction, il faut aborder le développement durable sous un angle plus large, en démarrant plus en amont et en associant tous les partenaires », conclut-il.

CONTACT

Jean-Jacques Guth, directeur. Tél. : 02.97.43.82.00.

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ENCADRE

Opérations à venir

Quartier de Kerfréhour à Lanester : 200 logements à démolir et à reconstruire et 100 logements à réhabiliter.

Quartier du Penher à Lanester : 100 logements à construire.

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