Gestion

Badge actif de détection de piétons, par champ magnétique

Sécurité. La société Tilt Import introduit sur le marché le Hit-Not, un nouveau système de détection de piétons par champ magnétique à basse fréquence.

Pas moins de 58 écrasements de piéton par un engin ont été recensés en France entre 2009 et 2012, causant la mort de 31 personnes. Très mobilisé sur le sujet, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) conseille d’abord d’aménager les aires de circulation et, parallèlement, d’intervenir sur les engins. Une étude sur les dispositifs de détection de piétons, publiée par l’institut en 2013, avait passé tous ces accessoires en revue, notant ainsi que « les systèmes radioélectriques nécessitent que les piétons à proximité soient équipés d’un badge, ce qui exclut a priori une utilisation en milieu ouvert, notamment sur la voie publique ». Ces systèmes souffrent d’un autre point faible. Ils fonctionnent par détection de puces de type RFID, grâce à une onde radio à haute fréquence, de l’ordre de 2,4 GHz. Or cette fréquence a du mal à traverser les obstacles et se trouve vite perturbée par un environnement métallique tel que des racks de stockage. D’où l’idée de la société Tilt Import de rester dans les basses fréquences − celles des champs magnétiques −, aux alentours de 73 kHz. « Ces fréquences basses ont l’avantage de traverser les obstacles », explique-t-on chez Tilt Import. Mais elles sont trop faibles pour déclencher une réponse de la part d’un récepteur passif comme une puce RFID. D’où un badge actif. L’ensemble forme le système Hit-Not. « Le badge perçoit le champ, envoie une réponse, se met à sonner et à clignoter. Ici, c’est le piéton lui-même qui est averti du danger. Le conducteur de l’engin l’est aussi par un signal dans la cabine. Ces deux alertes croisées améliorent considérablement la prévention. » Plus efficace et largement paramétrable, le Hit-Not souffre d’un défaut : le badge coûte cher. « À peu près le même prix qu’un talkie-walkie », confirme l’importateur. Dès lors, il est difficilement envisageable d’équiper de ces badges tous les hommes du chantier. « Il faut sélectionner une population précise. Réserver ces badges aux intervenants extérieurs, par exemple, qui ont moins l’habitude de côtoyer les engins que les hommes du chantier. » Dans tous les cas, comme le soulignait l’INRS dans son étude, « il est souvent nécessaire de jouer sur la complémentarité entre système d’aide visuelle et dispositif de détection ». Le Hit-Not ne déroge pas à la règle et sera plus efficace si l’engin est en plus équipé de caméras.

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