Réalisations

Babin + Renaud 18 logements sociaux Paris XIe

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Dessin - Logement social

Les architectes ont tiré avantage de l’hyperdensité du quartier par un épannelage intelligent et généreux pour l’usage des logements. Un travail servi par une maîtrise remarquable du dessin, du plan jusqu’au détail de construction.

Missionnés par la Siemp, les architectes Éric Babin et Jean-François Renaud ont dû, avec 18 logements sociaux, recomposer la pointe d’un îlot triangulaire du XIe arrondissement, libéré de deux immeubles dégradés suite à un incendie. Aux difficultés qui sont le lot de toutes les opérations d’acupuncture menées dans le tissu étriqué de la capitale pour résorber l’habitat insalubre (parcelles étroites, prospects très contraignants) s’ajoute ici la situation urbaine délicate du projet. Positionné en angle, il est d’autant plus visible qu’il referme la perspective de la rue de Vaucouleurs, perpendiculaire à la parcelle. Deux enjeux s’imposaient donc à sa conception : rétablir la continuité du ruban bâti qui enveloppe l’îlot tout en proposant un front urbain amène là où débouche l’artère voisine. L’exiguïté du terrain – à peine 330 m2 – et la densité des lieux – ces îlots faubouriens triangulaires présentent les COS les plus élévés de Paris, ici 4,8 – compliquent les choses. La Siemp, propriétaire de l’immeuble voisin, autorise la démolition du mur qui sépare les opérations mitoyennes afin de mutualiser leur cour intérieure. De quoi permettre l’optimisation de la répartition du programme dans deux volumes autour d’un espace extérieur préservé. D’un côté, les logements reconstituent la façade de l’îlot en marquant son angle chanfreiné ; de l’autre, les circulations verticales et les gaines palières sont engoblées dans une tourelle adossée au pignon voisin. Entre les deux, une faille est ouverte sur le cœur végétalisé de la parcelle. C’est là que débute le parcours à l’air libre menant aux habitations par des coursives extérieures.

...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 242 du 18/05/2015
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X