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Avec Maestria, la peinture gagne en intelligence

Mots clés : Air - Peinture

Le fabricant ariégeois a lancé Décopur, une peinture qui aide à dépolluer l’air intérieur.

Quand le Premier ministre Manuel Valls décide de valoriser les réussites économiques et industrielles des territoires ruraux, il se rend chez Maestria Peintures & Systèmes. C’était le 11 septembre dernier à Pamiers, au pied des Pyrénées. Installée en Ariège depuis les années 1960, l’entreprise Maestria est l’une des figures de proue de l’industrie régionale, notamment en matière de recherche et développement. « Paul Maes, le fondateur de la PME et père de l’actuel président Benoît Maes, était un ingénieur chimiste passionné par la recherche. La R & D représente 3 % du chiffre d’affaires et nous sortons quatre à cinq innovations par an. Tout cela repose sur le laboratoire et ses 25 salariés ingénieurs et techniciens », raconte Dominique Andreu, directeur technique de la société.

Cette année, le groupe a conservé son rythme habituel d’investissement : un peu plus de 3 % de son chiffre d’affaires de 138 millions d’euros (contre 146 millions en 2013). L’agrandissement du laboratoire de recherche de 1 000 à 2 500 m2, inauguré ce printemps, a mobilisé une grande partie de ce montant et s’accompagne d’une dizaine d’embauches. Elles s’ajouteront aux 614 personnes employées aujourd’hui par l’entreprise, contre 140 en 1996. La progression s’explique par l’achat en 2008 de l’entreprise Somefor (80 personnes), basée à Marseille, et par une politique commerciale offensive, menée par une quarantaine de commerciaux. Répartis dans treize dépôts, ils font de la vente directe aux applicateurs, grossistes ou à des revendeurs. Produisant 60 000 tonnes de peintures par an, le groupe travaille pour le bâtiment professionnel (19 % de son activité), le grand public via les enseignes de bricolage (34 %), les collectivités et applicateurs privés pour la signalisation routière, puis pour les industries à qui elle vend des peintures pour sol. Il est aussi le leader français de la peinture anticorrosion appliquée aux ouvrages d’art ou pylônes métalliques.

12 % du chiffre d’affaires à l’export.

Décopur, la dernière innovation, a été lancée sur le marché en mars dernier avec les professionnels pour cible. « La peinture comprend des agents actifs qui captent le formaldéhyde présent dans les meubles (sciure mélangée à la colle), et le transforme en molécule d’eau. Nous ne sommes pas seuls sur ce marché, mais nous nous inscrivons dans la droite ligne du Grenelle de l’environnement, qui demande notamment que la qualité de l’air intérieur des bâtiments recevant du public soit contrôlée », rappelle Dominique Andreu. Il a pour mission de poursuivre le travail engagé dans les « peintures intelligentes », ou smart coating. Pour la PME, l’avenir passe aussi par la recherche de nouveaux marchés afin d’atteindre l’objectif d’augmentation annuelle du chiffre d’affaires de 5 %. Familiale, attachée aux Pyrénées ariégeoises, Maestria compte sur sa réactivité et son écoute des clients. Petit Poucet dans un monde de grands, elle n’en est pas moins internationale : six filiales (Pologne, Brésil, Cambodge, Algérie, Laos, Nouvelle-Calédonie) lui permettent de réaliser 12 % de son chiffre d’affaires à l’export.

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