Territoires Yvelines

Avec le projet Gare- Bécannes, La Verrière entre dans la cour des grands

Mots clés : Gares, aéroports - Verre

Dans les cartons depuis trente ans, le projet Gare-Bécannes à La Verrière entre enfin en phase opérationnelle. Avant l’été, la Ville et la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, dont elle fait partie, devraient approuver le dossier de création d’une ZAC de 50 à 60 ha, où sont programmés 1 800 à 2 000 logements et 50 000 à 90 000 m2 de locaux d’activités et de bureaux. La ZAC ne sera officiellement créée qu’à l’automne par arrêté préfectoral car elle est intégrée au périmètre de l’opération d’intérêt national (OIN) Paris-Saclay. « Avec ce nouveau quartier centré sur la gare de La Verrière, nous allons reconstituer un cœur de ville », déclare Laurent Schlaeintzauer, directeur général adjoint du cluster de Saint-Quentin-en-Yvelines. Les programmes d’immobilier d’entreprise seront implantés au nord de la gare, entre les voies ferrées et la RN10, sur des nappes de parkings et des voiries (avec requalification de la zone d’activités existante) et les opérations de logements au sud.

Offrir un parcours résidentiel aux habitants.

« Nous prévoyons entre 30 et 50 % de logements sociaux. Avec les deux cités HLM Orlyparc 1 et 2, de 650 appartements chacune, La Verrière compte déjà 72 % de logements sociaux », précise Axel Djian, directeur de l’urbanisme de la Ville de La Verrière. « Ce projet va permettre d’offrir un vrai parcours résidentiel aux habitants », ajoute Laurent Schlaeintzauer. Sur les vingt ans à venir, la population communale (6 050 habitants) devrait quasiment doubler.

Jusqu’alors, le projet Gare Bécannes achoppait sur le réaménagement du carrefour de la Malmedonne entre la RN10 et la RD13, indispensable aux yeux des élus pour désenclaver le futur quartier. Le verrou vient de sauter avec l’inscription de cet ouvrage routier estimé à 20 millions d’euros au contrat de plan Etat-région 2015-2020. Autre facteur déclencheur : la libération par la MGEN, d’ici à 2018, d’un site de 5, 5 ha localisé au sud de la gare. Les bâtiments existants seront démolis, désenclavant du même coup le secteur des Bécannes — 40 ha de friches agricoles — dont près de la moitié devrait être urbanisée dans le cadre du projet urbain. La Verrière, qui s’est peu développée depuis quarante ans, dispose d’un potentiel foncier considérable, héritage de l’ex-ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines : 60 ha de terrains disponibles ou mutables, dans un rayon de 800 m autour de la gare, maîtrisés à près de 80 % par la puissance publique (Casqy, Ville, Agence foncière et technique de la région parisienne, région Ile-de-France…).
La Casqy devrait aménager cette ZAC en régie avec la livraison d’une première phase de 200 logements à l’horizon 2020. « Nous espérons être retenus dans le cadre de l’OIN multisites que le gouvernement veut créer pour relancer la production de logements en Ile-de-France. Le projet Gare-Bécannes est d’une taille comparable à celle des cinq sites déjà sélectionnés. Cela permettrait d’optimiser le bilan de la ZAC », conclut Axel Djian

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Maîtrise d’ouvrage : Casqy et Ville de La Verrière ; aménageur : Casqy ; maîtrise d’œuvre : Devillers et associés (architecte-urbaniste, mandataire), Elan (BET environnement), Bérim (BET VRD, structure), ETC (BET transport, déplacements) ; AMO : Attitudes Urbaines, Sagacité, RRA, Futurbain, Synapse Production.

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Un quartier entre ville et campagne

« Porte d’entrée ouest de Saint-Quentin-en-Yvelines, La Verrière veut rester un trait d’union entre l’agglomération, assez urbanisée, et la Haute Vallée de Chevreuse. C’est pourquoi la municipalité souhaite la création d’une lisière paysagère autour du projet », souligne Axel Djian. Pour réussir la greffe du nouveau quartier tout à la fois accroché au tissu urbain existant et limitrophe de la campagne, Christian Devillers propose l’aménagement d’un grand parc central incluant les espaces verts de la cité Orlyparc 2 et une mixité morphologique avec des maisons individuelles (20 % du total), de l’habitat intermédiaire et des petits collectifs. Près de la gare où de nouveaux commerces seront créés, la densité sera un peu plus forte. A l’échelle des quartiers existants, Gare-Bécannes se composera de trois entités d’environ 600 logements chacune, identifiée par un espace public différent (mail, jardin, parvis). Pour Christian Devillers, « ce type de mixité et de densité est soutenable et bien approprié à une situation périphérique ».

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