Autres Retour d’expérience

« Aujourd’hui, je suis peut-être davantage écouté… »

Frédéric Bonnet, l’un des maîtres d’œuvre repérés par « le Moniteur » en 2006, a reçu, à 49 ans, le Grand Prix de l’urbanisme 2014.

Quel regard jetez-vous sur le chemin que vous avez parcouru depuis 2006 ?

Je crois à la maturation lente des idées. Le Grand Prix de l’urbanisme a donc marqué la reconnaissance de réflexions que je porte depuis vingt ans, comme la question du rapport ville-nature dont beaucoup se sont maintenant emparés.
Cette visibilité m’offre davantage d’opportunités de prendre part au débat. Mais, dans le même temps, ma pensée a aussi continué à se construire.

Vers quels sujets vous porte-t-elle aujourd’hui ?

Le défi est de travailler non plus à de vastes projets de valorisation où le marketing territorial domine, comme c’était le cas il y a dix ans, mais sur des sites plus ordinaires. En effet, les investissements publics ne cessent de baisser, et l’avenir de la commande se trouve sans doute là où il y a moins d’argent. Mais ces projets plus modestes ne sont pas moins passionnants et ils sollicitent une pensée politique aussi forte. La nouvelle organisation intercommunale pourra doter les territoires d’une maîtrise d’ouvrage technique qui manquait pour accompagner ces actions. C’est une petite révolution.

Diriez-vous qu’avec l’expérience, on gagne en liberté ?

Pour ma part, j’ai toujours dit ce que je pensais. Mais peut-être suis-je davantage écouté. Et j’ai gagné en sérénité : les apparents blocages, qui font partie du jeu, finissent avec le temps par se dénouer.

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