Régions

Aube «Cible zéro » pour une salle socioculturelle HQE

Mots clés : Démarche environnementale - Dessin - Développement durable - Haute Qualité Environnementale - HQE

Le projet étonne sous trois aspects : par sa conception elle-même, par sa localisation et enfin par la démarche qui l’accompagne. C’est, en effet un tout petit village rural de 237 habitants, Faux-Villecerf, qui va se doter d’une salle socioculturelle prétendant à la démarche HQE. Le maire a initié une réflexion globale sur le développement durable dans sa commune, et cet équipement en sera l’aboutissement.

Le projet a été confié à deux jeunes entreprises auboises, le bureau d’études U2a pour l’AMO et l’Atelier H pour la conception architecturale. Le résultat est un bâtiment semi-enterré, s’enfonçant de 2 m sur l’un de ses côtés « pour ne pas importuner le paysage », formé ici de vastes plaines. Les toitures végétalisées s’inscriront dans la continuité de l’espace périphérique, dans une sorte d’abolition des frontières entre végétal et bâti.

Accueil de séminaires aussi

La salle pourra contenir 150 personnes assises ou 200 debout. Un chiffre qui semble démesuré par rapport aux besoins de la population locale, mais l’équipement sera ouvert aux communes voisines et à différents types d’activité, dont les séminaires d’entreprises, pour fonctionner non seulement le week-end mais en semaine. « L’idée est de rentabiliser le bâtiment en termes de présence humaine, résument Valérie Robles et Anne-Lise Benoît, du cabinet U2a. C’est ce que nous avons appelé la « cible zéro », complémentaire des quatorze cibles HQE. » Le souci du développement durable est poussé jusque dans les moindres détails : la salle des fêtes servira de cabane de chantier avant d’être démolie. La terre et la craie retirées durant les travaux seront réutilisées pour créer le relief ou refaire les chemins communaux.

Cette réalisation se veut exemplaire à un autre titre. Faux-Villecerf souhaite qu’elle serve de « chantier pédagogique » à tous les élus aubois. Le maire veut sensibiliser ses collègues aux vertus de la construction durable, et à l’intérêt de recourir à l’AMO. Coût de l’opération : 800 000 euros, dont la moitié pourrait être couverte par des subventions. Premiers coups de pelle en septembre, livraison au 2e trimestre 2010.

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