Technique et chantier

Atlas Weyhausen est forcé de se démarquer et monte en gamme

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier

Travaux urbains. Contraint d’abandonner le nom d’Atlas, le fabricant allemand rebaptise ses chargeuses articulées du nom de Weycor.

Début d’année chargé chez Atlas Weyhausen, le fabricant allemand de chargeuses articulées. Après une longue procédure, la décision est tombée : il ne peut plus utiliser la marque Atlas. Celle-ci devient exclusive à l’entreprise Atlas Maschinen, fabricant de pelles sur pneus, un temps propriété du groupe Terex, et racheté aujourd’hui par Fil Filipov. Tant que ce dernier ne fabriquait que des pelles, il n’y avait pas de confusion. Mais, au jour du rachat de l’activité chargeuses articulées de Terex, il s’est avéré inconcevable que deux fabricants différents sortent sur le marché des produits concurrents sous un même nom. La justice a tranché : si Atlas Weyhausen peut garder la dénomination juridique de son entreprise, il doit changer la marque de ses produits. Désormais, ses chargeuses s’appelleront Weycor. Et, comme pour accompagner ce changement sémantique, ce spécialiste de la petite machine urbaine dévoile un modèle beaucoup plus gros, marquant son entrée dans le segment des chargeuses de reprise. Son AR 250e affiche 13,8 t sur la balance, une puissance moteur supérieure à 200 ch (160 kW), des pneumatiques 20.5 R 25 et un volume de godet de 2,5 m3. La hauteur de déversement atteint 4 m. La charge de basculement sans attache rapide est de 8 800 kg. « C’est ce qui se fait de mieux dans cette catégorie », affirme le fabricant. Ce n’est vrai qu’en situation de braquage maximal, et non quand la machine est droite… contrairement à sa concurrente, la L70H de chez Volvo (9 830 kg avec godet de 2,4 m3 en linéaire). La Weycor est en revanche bien plus puissante − un choix de surmotorisation qui caractérise déjà plusieurs modèles de la gamme − ; et sa cabine est très confortable. Cette AR 250e introduit un tout nouveau panneau de commandes, avec joystick redessiné et fonctionnalités repensées, une ergonomie qui devrait être étendue aux autres modèles, tout comme l’écran central qui regroupe tous les cadrans. Il est possible de passer − en appuyant simplement sur un bouton − de la fonction plein régime (50 km/h) à la marche lente. Même facilité pour passer de l’un à l’autre des quatre modes de conduite présélectionnés : « godet », « palette », « économique » ou « déplacement routier ». Ces présélections adaptent automatiquement le circuit hydraulique, la gestion du moteur et l’affichage de l’écran au type de travail effectué.

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