Régions

ASSAINISSEMENT Seconde jeunesse pour l’usine de dépollution

Mots clés : Collectivités locales - Eau - Energie renouvelable - Enfance et famille

Chambéry Métropole investit 40 millions dans la rénovation en profondeur de son usine de dépollution des eaux. « Le projet est double, expliquent Jean-Maurice Venturini, vice-président de Chambéry Métropole, et Denis Brondel, responsable du service de l’eau : moderniser les systèmes de traitement et reconditionner l’ensemble de l’usine. » Il faut dire que la première partie de l’usine date de 1964 et la seconde de 1975, qu’elle est située à proximité immédiate de l’usine d’incinération qui a été profondément remodelée au fil des années. Il devenait urgent de redonner une cohérence, fonctionnelle et architecturale, au site.

Bonnard et Gardel, maîtres d’œuvre, signent le projet retenu, assisté de Babylone Avenue, architecte et urbaniste. « Nous avions refait en 2001 les étages de prétraitement et traitement primaire des eaux usées », indique Denis Brondel. Restaient à moderniser les traitements secondaires, et c’était nécessaire parce que nous recevons beaucoup d’eaux issues d’industriels agroalimentaires, donc chargées en sucres, en graisses qui compliquent le fonctionnement de l’usine. Nous passons donc d’une solution extensive, par boues activées dans des bassins de décantation, à une solution plus compacte par bio-filtres. » Solution complétée par des installations de valorisation énergétique (méthanisation, cogénération, installations de pompes à chaleur sur les eaux traitées, 1 000 m2 de capteurs photovoltaïques, et même une turbine en sortie pour récupérer l’énergie hydraulique fournie par les eaux). Avec un impératif : ces derniers doivent être en fonction fin 2010. C’est un engagement ferme auprès de la police de l’eau. Avis aux entreprises : Eiffage TP, chargé du génie civil, engage d’abord d’importants travaux de renforcement du sol avant de construire les nouveaux bâtiments. Quant à l’architecte, il s’est attaché à réorganiser les flux de circulation intérieure au site, à lui donner un aspect moins industriel et plus « urbain » et à organiser un circuit pédagogique de visites dont la particularité sera de se situer en encorbellement à trois ou sept mètres au-dessus du sol, et de se terminer le long d’une « zone humide » reconstituée avec des lits de macrophytes. Un clin d’œil à une autre solution de dépollution utilisée dans la région.

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