Métier

Artelia passe le cap des 400 millions d’activité

Mots clés : Conception

Mixant croissances organique et externe, le chiffre d’affaires de l’ingénieriste a bondi de 11 %.

Artelia ne connaît pas la crise. En novembre dernier, son directeur général Benoît Clocheret confiait au « Moniteur » vouloir approcher les 400 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015. Un objectif ambitieux – l’activité s’étant établie à 364 millions d’euros en 2014 – que l’ingénieriste à finalement réussi à dépasser, puisqu’il a atteint les 405 millions d’euros l’année dernière. Un bond de 11 % sur un an réalisé pour ses deux tiers par croissance organique, notamment grâce au marché d’assistance à maîtrise d’ouvrage obtenu sur les lignes 15 et 17 du Grand Paris Express, et pour un tiers par des acquisitions en Europe – l’italien Intertecno et le belge Sher. « Toutes les activités d’Artelia ont contribué positivement à cette dynamique », souligne Benoît Clocheret, dans un marché français du BTP pourtant atone. Les autres indicateurs économiques de l’ingénieriste suivent une progression similaire, en particulier le résultat d’exploitation, qui est passé de 15,6 millions d’euros en 2014 à 16,8 millions en 2015, soit une augmentation de 8 %.

Agence en Côte d’Ivoire, acquisition en Colombie.

La part internationale du groupe, dont Benoît Clocheret souhaite qu’elle atteigne à terme les 50 %, est en progression plus douce, passant de 30 % du chiffre d’affaires en 2014 à 32 % un an plus tard. « Le développement international se conforte néanmoins », poursuit le directeur général. Artelia devrait ainsi créer cet été une agence en Côte d’Ivoire. « Nous y travaillions jusqu’ici en mode projet dans le domaine de l’eau », précise Benoît Clocheret. La future implantation devrait capitaliser sur ce secteur tout en proposant des prestations dans les infrastructures et le bâtiment. L’ingénieriste veut aussi poursuivre son développement en Amérique Latine, en s’appuyant notamment sur la Colombie, pays dans lequel il souhaite s’implanter via l’acquisition d’un bureau d’études multidisciplinaire.

Un rythme moins soutenu en 2016.

Alors que son carnet de commandes représente, selon le directeur général, « plus de dix-huit mois d’activité », Artelia compte poursuivre sa croissance en 2016, à un rythme peut-être un peu moins soutenu que l’année dernière, mais en continuant à actionner les « deux leviers de la croissance organique et de la croissance externe ».

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