Enjeux

Artelia diffuse une culture sécurité sur les chantiers

Mots clés : Maîtrise d'œuvre - Manifestations culturelles

En sa qualité de maître d’œuvre, le groupe Artelia associe ses partenaires pour promouvoir la prévention.

L’affaire est entendue depuis longtemps : les employeurs ont tout intérêt à agir en matière de prévention. « Les constructeurs sont conscients que la politique de sécurité représente un élément de performance de l’entreprise, à plus forte raison dans un contexte de globalisation », rappelle ainsi Pascal Thévenet, directeur général adjoint d’Artelia International, qui porte ce sujet au niveau de l’entreprise et du groupe Artelia. C’est aussi une question d’image pour l’employeur. « Un certain nombre de nos clients exigent que le management de la prévention soit maîtrisé chez les entreprises qui travaillent pour nous », ajoute Pascal Thévenet.

Le groupe promeut dès lors une culture de la sécurité dans le cadre de sa fonction de maîtrise d’œuvre, en lien avec les chantiers : « Il s’agit de mieux associer nos partenaires sur ce sujet. » En mars s’est notamment tenue une nouvelle édition de la journée sécurité d’Artelia. Le principe ? Les quelque 3 500 collaborateurs, répartis dans les 35 pays où le groupe est implanté, se mobilisent de concert autour de ce thème. Artelia a en outre organisé sa deuxième table ronde sur la prévention, qui réunissait des acteurs majeurs de l’industrie, de la construction et de l’énergie. L’idée : créer une communauté autour de la sécurité, et échanger bonnes pratiques et retours d’expérience. Car Pascal Thévenet en est convaincu : « Il n’y a pas de concurrence sur le sujet de la sécurité : tout le monde a intérêt à se retrouver pour échanger. » Cette année, les débats portaient sur l’humain comme facteur clé pour améliorer la culture de la prévention.

Faire évoluer les comportements.

« L’enjeu, aujourd’hui, concerne moins la question du port des équipements de sécurité que du comportement des individus », commente Pascal Thévenet. A ce titre, le management par la discipline a fait son temps. « Nous devons passer à une politique d’encouragement, pour rendre le compagnon acteur de sa propre sécurité et de celle des autres sur le chantier. » A cet égard, des marges de progrès demeurent, car « les jeunes diplômés ingénieurs sont peu, voire pas formés sur le sujet : reste donc un important travail de sensibilisation et de formation à mener ».

La table ronde sera reconduite l’année prochaine. L’occasion, notamment, de réfléchir à des pistes pour mieux faire passer les messages en matière de sécurité auprès des sous-traitants. Mais pas seulement. « Nous envisageons également d’être force de proposition auprès du législateur, pour faire évoluer la réglementation, souvent obsolète en regard de la réalité des chantiers. Ce serait de surcroît le gage d’une meilleure appropriation de la prévention par les salariés. »

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